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HISTOIRE DE BERCY

VIIE-XVIIIE SIÈCLES : DU DOMAINE SEIGNEURIAL DE BERCY AUX PREMIERS MARCHANDS DE VIN

Des terrains à la campagne aux portes de Paris 

Premières mentions dans les textes de la via Carentonis, la route de Charenton, reliant Lutèce à Chelles et Melun.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.6]

Première mention de « l’île de Bercy » (insula Bercillis) dans le Cartulaire général de Paris.

« […] Cette île est en réalité située en terre ferme, sur la rive droite de la Seine. Mais, délimitée par le fleuve, deux ruisseaux qui s’y jettent, l’un du côté de la Rapée, l’autre du côté de Conflans, et par l’étang dit de Bercy, cette terre présente certains aspects insulaires […]. » 

[Extrait de Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Première mention de la Grangiam de Bercix, devenue « la Grange aux Merciers ».

« […] La Grangiam de Bercix […] selon l’abbé Lebeuf, historien de Paris, a pu devenir, par déformation phonétique, la Grange aux Merciers. Aujourd’hui disparue, la rue de la Grange aux Merciers allait de la Seine à la rue de Charenton à la hauteur de l’actuelle rue Nicolaï. Elle fut absorbée par la construction des entrepôts de Bercy et l’établissement des voies ferrées de la gare de Lyon. La Grange aux Merciers fut l’un des lieux de séjour préférés des ducs de Bourgogne, qui possédaient déjà un somptueux hôtel à Conflans, c’est-à-dire au confluent de la Seine et de la Marne […]. » 

[Extrait de Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Mention de Mahaut, comtesse d’Artois, comme seigneur de Bercy.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Vente de la seigneurie de la Grange aux Merciers à Jean de Berry, duc de Berry.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Mention de la famille de Montmorency, seigneurs de Bercy.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.17]

Vente de la seigneurie de Bercy à la famille des Malon.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Rattachement de la seigneurie de Bercy à celle, contigüe, de la Grange aux Merciers par Charles II de Malon.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.9]

Construction du château de Bercy pour Charles de Malon <Louis Le Vau, architecte>.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.17]

Succession de Charles de Malon. Il laisse comme héritier Charles-Henri Ier de Malon.

Le gros-oeuvre du château de Bercy est achevé.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.17]

Aménagement des parterres du jardin à la française du château de Bercy, descendant vers la Seine, pour Charles-Henri Ier de Malon.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.17]

[XVIIe siècle]

Aménagement de jardins dans le parc du château du marquis de Nointel à Bercy par André le Nôtre.

« […] Des grottes de rocailles, un grand jet, des portiques de treillages, un bassin de Vénus et […] un bois touffu d’orangers, dont les caisses étaient cachées par des haies fleuries de tubéreuses, de jasmins et d’oeillets […]. » 

[Extrait de : Léon de Montarlot, Paris Pittoresque – L’Entrepôt de Bercy, 1901]

Création à Paris de la Halle des Hôpitaux, entrepôt des vins dont les droits sont perçus au bénéfice des hospices de la ville.

[Cité dans Léon de Montarlot, Paris Pittoresque – L’Entrepôt de Bercy, 1901]

[Vers 1800]

Description du château de Bercy, qui tombe en ruine, par Charles-Henri II de Malon.

« […] Le château menaçait d’une ruine prochaine en dedans et au dehors […]. Les jardins n’étaient qu’une friche épouvantable, ainsi que les terrasses […]. Le parc, ouvert de tous les côtés, surtout le long de la rivière, dont l’ancienne muraille, entièrement abattue, laissait une libre entrée à tous les passants […]. » 

[Cité dans Gilles-Antoine Langlois (dir.), Le XIIe arrondissement, traditions et actualités, AAVP, 1996, p.52 <non consulté>, et dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18]

Travaux de restauration du château de Bercy consistant à remanier la distribution intérieure pour Charles-Henri II de Malon <Jacques de la Guêpière, architecte du Roi>.

Le lotissement du domaine et son occupation portuaire

Vente du fief du Vernay, partie du parc de Bercy s’allongeant en pointe vers la Seine depuis la rue de Bercy, par Charles-Henri de Malon, à Antoine Pâris de la Montagne et Claude Pâris de la Montagne, financiers.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

[Entre 1711 et 1725]

Construction au fief du Vernay d’une habitation surnommée « le Pâté-Pâris », pour Antoine Pâris de la Montagne et Claude Pâris de la Montagne.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

[Vers 1730-1745]

Vente du domaine dit le Petit-Bercy par Charles-Henri de Malon à Philippe Orry de Vignory, contrôleur général des finances.

« […] [Il] fit paver, pour y accéder aisément, le chemin allant de la Porte Saint-Antoine, le long des fossés de la Bastille, jusqu’à sa propriété. Il s’agit sans doute de la rue de la Rapée de l’époque se continuant par la rue de Bercy où se trouvait l’entrée. Le château s’élevait dans l’angle est du jardin, tandis qu’une orangerie occupait l’angle ouest […]. » 

[Extrait de : Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

[Vers 1745-1750]

Vente du Petit-Bercy par Philippe Orry de Vignory à Beauregard, Fermier général.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

[Avant 1750]

Vente du Petit-Bercy par Beauregard au duc de Penthièvre.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

Mise en vente du Petit-Bercy par le duc de Penthièvre après des dégâts causés par une inondation.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.23]

[Après 1751]

Destruction progressive du Petit-Bercy lors de la construction des entrepôts et du percement des rues Gallois, Louis Laroche, Sainte-Anne et Léopold et de la rue du Petit Château.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.23]

[Seconde moitié du XVIIIe siècle]

Description du territoire de Bercy.

« […] Le territoire de Bercy est faiblement loti. Le château et le parc en occupent le tiers méridional. Le tiers nord, entre le quai de la Rapée et la rue de Bercy, contient bon nombre de constructions, fermes et maisons de plaisance, en particulier le Pâté-Pâris et le Petit-Bercy, alors que le reste de la population s’était établi dans la rue de Charenton et la vallée de Fécamp […] »

[Extrait de : Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

Mise en vente du Petit-Bercy par le duc de Penthièvre après des dégâts causés par une inondation.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.23]

[Après 1751]

Destruction progressive du Petit-Bercy lors de la construction des entrepôts et du percement des rues Gallois, Louis Laroche, Sainte-Anne et Léopold et de la rue du Petit Château.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.23]

[Seconde moitié du XVIIIe siècle]

Description du territoire de Bercy.

« […] Le territoire de Bercy est faiblement loti. Le château et le parc en occupent le tiers méridional. Le tiers nord, entre le quai de la Rapée et la rue de Bercy, contient bon nombre de constructions, fermes et maisons de plaisance, en particulier le Pâté-Pâris et le Petit-Bercy, alors que le reste de la population s’était établi dans la rue de Charenton et la vallée de Fécamp […] »

[Extrait de : Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

Décret de l’Assemblée nationale portant création des municipalités.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.31]

Érection de la commune de Bercy, constituée de la partie du faubourg Saint-Antoine et de la paroisse Sainte-Marguerite située hors de l’enceinte des Fermiers généraux.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.31]

[Vers 1790]

Érection de la commune de Charenton-le-Pont, constituée de la paroisse de Conflans.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.31]

Suppression des octrois et abandon de la Halle des Hôpitaux par les marchands de vin qui ouvrent des magasins chez eux, à Bercy où arrivent les vins en provenance des vignobles.

[Cité dans Léon de Montarlot, Paris Pittoresque – L’Entrepôt de Bercy, 1901]

1791, 10 juillet

Loi sur la conservation, le classement des places de guerre et la police des fortifications.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.29]

1791, décembre

Agrandissement de la commune de Bercy, de territoires pris à l’ancienne paroisse de Conflans : la Grande Pinte, la Grange aux Merciers, La Rapée, le château de Bercy et une partie du potager de Conflans.

« […] La commune de Bercy compte ainsi environ 260 hectares et 1400 habitants. Un cinquième du territoire est occupé par des bois, on cultive un peu de vigne, du seigle, de l’avaoine, mais pour l’essentiel Bercy est un vaste jardin potager […]. » 

[Extrait de : Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.31]

[Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle]

Mention d’un mur continu bordant le quai de Bercy, lui-même plage battue par les flots de la Seine, et constituant la limite des propriétés dont les hôtels s’ouvrent sur la rue de Bercy.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.33]

LE XIXE SIÈCLE : LES ENTREPÔTS DU PORT DE BERCY BORDÉS PAR LES FORTIFICATIONS ET DESSERVIS PAR LE CHEMIN DE FER

Contrat de mariage entre Marie-Chrétien de Nicolaï, chambellan de Napoléon Ier et comte d’Empire, et Charlotte-Marie de Malon de Bercy.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.10]

Décès de Charles Jean-François de Malon, sans descendance.

Il lègue le domaine de Bercy à Marie-Chrétien de Nicolaï.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18]

[Après 1808]

Bail du domaine de Bercy par Marie-Chrétien de Nicolaï à un raffineur de sucre de betterave puis à des négociants en vins.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.10]

Installation des premiers négociants en vin quai de Bercy.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.33-34]

[Vers 1809]

Vente de diverses propriétés de plaisance au baron Louis, ministre des Finances, qui loue les terrains acquis à des négociants en vin.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.33-34]

Vente de parcelles issues du domaine de Bercy par Marie-Chrétien de Nicolaï, destinées à l’établissement de la ligne de chemin de fer de Paris à Lyon.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18]

Loi relative aux servitudes imposées à la propriété pour la défense de l’État.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.29-32]

[Début du XIXe siècle]

Installation de cafés, auberges et guinguettes entre le pont de Bercy et la rue de la Grange aux Merciers (actuelle rue Nicolaï).

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.30]

Incendie des entrepôts de Bercy.

[Cité dans l’ordonnance royale du 18 août 1820, Archives de Paris, Bâtiments publics, VM23-1]

1820, 18 août

Direction générale de l’Enregistrement et des Domaines et Forêts : Ordonnance du Roi.

« […] Vu le décret du 11 janvier 1808, qui interdit toutes constructions dans le rayon de 50 toises des murs d’enceinte de notre bonne ville de Paris […] ;

Les propriétaires de la Commune de Bercy dont les bâtiments et Magasins situés dans le rayon de 50 toises du mur d’enceinte de notre bonne ville de Paris ont été détruits par l’incendie du 31 juillet, sont autorisés à reconstruire leurs établissements tels qu’ils existaient avant l’incendie, sauf à se conformer aux règles qui seront prescrites par le Préfet de la Seine, pour la reconstruction et à la charge de demeurer soumis à toutes les conditions auxquelles, avant l’incendie, lesdits propriétaires se trouvaient assujettis par le décret du 11 janvier 1808 […]. » 

[Archives de Paris, Bâtiments publics, VM23-1]

1844-1867 : les fortifications et la Petite Ceinture

Création de la commission de Défense du royaume par le gouvernement d’Adolphe Thiers.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.28]

Rapport de la commission de Défense du royaume, dont le projet associe un mur continu et des forts détachés.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.28]

Déclaration d’utilité publique et vote d’un crédit d’urgence de 13 millions de francs pour la construction d’une nouvelle enceinte de Paris.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.28]

Début des travaux de construction de l’enceinte continue de Paris, dite « de Thiers ».

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.32]

1840, 29 octobre

Chute du gouvernement d’Adolphe Thiers.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.28]

1840, 29 octobre

Projet de loi du maréchal Soult légalisant l’enceinte de Thiers et portant ouverture d’un crédit de 140 millions de francs, dont 18 pour l’achat des terrains, 16,5 pour les terrassements et 83 pour la maçonnerie.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.28]

Loi affectant une somme de 140 millions aux travaux des fortifications de Paris.

« Article 7. 

[…] La ville de Paris ne pourra être classée parmi les places de guerre du royaume qu’en vertu d’une loi spéciale […]. 

Article 8. 

[…] La première zone des servitudes militaires, telle qu’elle est réglée par la loi du 10 juillet 1791, sera seule appliquée à l’enceinte continue et aux forts extérieurs. Cette zone unique, de deux cent cinquante mètres, sera mesurée sur les capitales des bastions et à partir de la crête de leurs glacis […]. » 

[Bulletin des lois, n°799, 9e série, t.XXII, p.497, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 2-71-1]

Construction du bastion n°1 de l’enceinte de Thiers, boulevard Poniatowski.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.309]

Achèvement de l’enceinte continue de Paris.

« […] Les ouvrages de l’enceinte sont érigés sur des sols expropriés […]. Sur le terrain, le rempart est tracé entre la limite de la commune de Paris, alors circonscrite par l’enceinte des Fermiers généraux, et celle du département de la Seine. Il englobe la totalité de certaines communes ([…] Bercy […]). 

[…] Un ouvrage d’une largeur de 128 mètres environ […]. 

Pour ce qui est des ouvrages, la fortification, su type à front bastionné, comprend de l’intérieur vers l’extérieur une rue du rempart dont la chaussée est large de 6 mètres, un mur continu, doublé d’un fossé d’une largeur de 40 mètres au droit des courtines, d’une contrescarpe et d’un glacis […]. Le mur d’escarpe du rempart est en moellons recouverts d’un parement de meulière de Versailles, tandis que les chaînes d’angles sont en pierre dure du sud parisien. Articulé en 94 bastions numérotés dans le sens inverse des aiguilles d’une montre à partir de Bercy et reliés par des courtines, le rempart est percé de 65 ouvertures de divers types, calibrées selon l’importance et la nature des passages – 17 portes, 26 barrières, 8 poternes, des passages de chemin de fer dont le nombre atteindra 8, 2 passages de canaux et celui de la Bièvre – […]. 

Dès la construction de l’ouvrage, les terrains compris entre le mur d’octroi et les fortifications changent rapidement de statut. Touchés par une forte immigration, ils accueillent une grande part du développement industriel de Paris. Desservis par les chemins de fer et les voies d’eau, en franchise d’octroi, les industriels peuvent implanter leurs ateliers sans souci des règles de salubrité […]. » 

[Extrait de Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.33 et 38]

Inauguration de la première gare de Lyon par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM).

La voie ferrée passe juste devant le perron du château de Bercy.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18 et 25]

Vote de la loi repoussant la limite de Paris à l’enceinte de Thiers et portant annexion des communes périphériques.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.44]

16 juin

Loi accordant un délai de dix ans aux habitants de Bercy avant l’entrée en vigueur de leur redevance de l’octroi de Paris, consécutive à l’annexion de la commune.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.45]

28 juillet

Décision ministérielle remettant conditionnellement la rue Militaire à la Ville de Paris par le Génie militaire.

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.485]

3 novembre

Promulgation de la loi portant annexion des communes périphériques de Paris.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.33]

Entrée en vigueur de la loi portant annexion des onze communes périphériques de Paris, totalement circonscrites par le rempart.

Le pied du glacis de l’enceinte continue devient la limite de Paris.

La commune de Bercy est incluse dans le 12e arrondissement de Paris, à l’exception de quelques terrains situés hors de l’enceinte, qui sont rattachés à la commune de Charenton-le-Pont.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.38 ; et dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.44]

Décès du dernier Nicolaï.

Le château de Bercy est vendu aux enchères avec les débris de son parc, l’acquéreur est une société de spéculateurs immobiliers ayant à sa tête le duc de Morny <10 millions de francs>.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.10 ; et dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18]

Démolition du château de Bercy pour permettre l’agrandissement du bois de Vincennes et la construction des entrepôts.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.18]

Début du pavage de la rue du Rempart par la Ville de Paris, pour en porter l’emprise à une largeur théorique de 40 mètres.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.40]

9 septembre

Décret d’alignement du futur boulevard Poniatowski, de 40 m de largeur, partie de l’ancienne rue Militaire.

Le chemin de fer de Ceinture occupe une partie de l’assiette de ce boulevard entre les portes de Bercy et de Charenton ; la largeur du boulevard implique théoriquement son déplacement vers l’intérieur de Paris.

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.485 ; et cité dans le procès-verbal de conférence du 3 novembre 1890, Archives de Paris, Voirie et travaux publics, V4O10-2]

1862-1877 : la construction de la gare superposée de Bercy – La Rapée

Extension de la gare de marchandises de la ligne de Lyon.

« […] La gare aux marchandises de la ligne de Lyon, qui à force d’additions successives s’est étendue de la rue Rambouillet aux fortifications, prend une extension nouvelle à son extrême droite, et rejoindra bientôt le quai de Bercy près du pont Napoléon. Ici, sur tout cet espace compris entre le quai, le raccordement du chemin de ceinture et l’ancienne avenue Marmontel, on construit de vastes magasins avec sous-sol et rez-de-chaussée. La partie souterraine de ces constructions formera six longues galeries avec une rangée de caves à droite et à gauche ; ces galeries s’ouvriront à niveau sur le quai de Bercy, de sorte que les voitures pourront y venir prendre leurs chargements. Au-dessus règneront les magasins supérieurs qui seront de plain-pied avec la voie.

Pour faire arriver les marchandises des magasins du haut à ceux du dessous, on aura recours à un procédé fort ingénieux employé depuis longtemps par la Compagnie sur d’autres points où elle possède déjà des magasins superposés ; ce procédé consiste en deux trappes parallèles qu’une machine fixe placée en dessous fait basculer comme les plateaux d’une balance. On amène donc le wagon à décharger sur l’une de ces trappes, qui descend aussitôt avec ses 10 000 kilogrammes de charge tandis que la trappe opposée remonte avec un wagon vide. 

À gauche et en contre-haut des constructions nouvelles, depuis le raccord de la Ceinture jusqu’au bas de la rue de Charenton, s’alignent plusieurs sections de quais parallèles, des hangars, des magasins spacieux comme des cathédrales et le dépôt de charbons qui a cinquante-deux travées de longueur. Entre ces quais, s’étend un réseau de voies ferrées où les wagons, tirés par des chevaux, arrivent à la décharge ; il y a en outre une voie spéciale pour la grue mobile, puis des rues où les voitures peuvent venir accoster le débarcadère. 

Les nouveaux magasins que la Compagnie de Lyon fait bâtir seront situés non loin de l’endroit qu’occupait au Moyen Âge l’un des grands entrepôts de la hanse parisienne, et qu’on appelait la Grange-aux-Merciers (merces, marchandise). C’est là qu’on remisait une partie des marchandises qui arrivaient par la Haute-Seine. Cette partie de la gare est construite dans une fraction du parc de Bercy ; un pavillon détaché que Pâris de Marmontel y fit construire à l’extrémité sud-ouest existe encore aujourd’hui ; on l’appelait le Pâté à cause de forme massive. 

Lorsque cette arrière-gare aura reçu tout le développement qu’on est en train de lui donner, la Compagnie de Lyon divisera ses magasins en trois grandes sections, dont chacune aura sa destination spéciale : la section dite de Bercy (celle qui se trouve près des anciens boulevards extérieurs) sera spécialement destinée aux provenances de la Bourgogne ; celle dite de Nicolaï (entre le raccordement de la Ceinture et la rue de Charenton) sera affectée aux provenances du Bourbonnais et du centre de la France ; enfin, la gare de la Râpée (celle qui est en construction) servira spécialement aux marchandises du Midi. Les négociants, lorsqu’ils auront des marchandises à aller reconnaître, sauront à laquelle de ces gares ils devront s’adresser d’après le lieu de provenance. 

La gare aux marchandises de la ligne de Lyon a une demi-lieue de longueur, elle possède quatre mille mètres de quai et occupe environ mille personnes […] ». 

[« Chronique : chemin de fer », in Gazette du bâtiment, 2e année, 15 août 1862, n°15, p. 224]

23 mai

Décret de classement dans la voirie parisienne d’une partie du quai de Bercy et de la rue de Charenton (précédemment partie de la nationale 5).

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.56 et 113]

6 juillet

Travaux de la « gare de Nicolaï ».

« […] Les immenses travaux de la gare de Nicolaï, sur la ligne de Lyon, sont activement poussées ; les travées constituant les côtés des rues souterraines sont toutes couronnées de leurs cintres et les voûtes qui doivent couvrir le tout sont en voie d’exécution. Ces voûtes sont en meulière et ciment comme celle du canal et des égouts ; les pieds-droits qui les supportent sont en pierre de taille et les murs de soutènements, également en meulière, ont une inclinaison concentrique qui défie tout poussée : ce sont les culées d’un pont gigantesque. 

Au-dessus, au niveau de la voie, on construit plusieurs halles qui communiqueront avec les souterrains au moyen de monte-charges, mus par la vapeur ; c’est là que viendront s’emmagasiner tous les produits du Midi. 

Ces travaux vont faire disparaître ce qui reste de la clôture de l’ancien château de Bercy et la partie gauche de l’entrée sud de ce domaine […] ». 

[« Variétés » in Journal des débats politiques et littéraires, lundi 6 juillet 1863]

Constitution et dénomination de la rue Nicolaï.

« […] En impasse au-delà de la rue de la Lancette […]. 

Précédemment partie de la route départementale 47 entre les rues Coriolis et des Meuniers (A) et voie de l’ancienne commune de Bercy entre les rues de Charenton et des Meuniers […]. 

Précédemment partie de la rue de la Grange aux Merciers dans la partie A, et rue des Chemins Verts dans la partie B. 

La rue de la Grange aux Merciers allait précédemment jusqu’à la Seine ; le tronçon qui s’étendait entre le quai de Bercy et la rue Coriolis a été absorbé par les Entrepôts de Bercy et par le chemin de fer de Lyon […]. 

La partie de la rue Nicolaï comprise entre la rue des Meuniers et le fond de l’impasse a été formée par la Ville de Paris lors de l’ouverture de la rue de Wattignies (1866) […]. » 

[Extrait de Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.430]

Travaux de la « gare Nicolaï ».

« […] Gare Nicolaï – On sait qu’on nomme ainsi un immense bâtiment situé dans l’arrière-gare des marchandises du chemin de fer de Lyon, et dont nous avons déjà parlé dans ce journal. 

Les travaux entrepris depuis plusieurs années touchent à leur terme ; les rues souterraines ont été pourvues de rails et de plaques tournantes ; les ouvertures donnant sur le quai ont été closes de grilles fixes ; les monte-charges sont terminés et l’on va pouvoir inaugurer cette nouvelle annexe. 

Des six longues nefs qui divisent ces vastes celliers, les unes sont destinées au parcours des wagons, et d’autres sont accessibles aux voitures ordinaires ; c’est là que les camions viendront prendre leurs chargements pour les porter en ville. 

Entre ces rues diverses, existent des magasins bordés de quais et qui forment de chaque côté des voies une arcature de 50 travées. Au-dessus de chaque pied-droit est un bec de gaz enfermé dans un globe de cristal. Les magasins et les rues longitudinales sont, de distance en distance, coupés par des rues transversales. Deux de ces rues, dont l’une est affectée à l’entrée et l’autre à la sortie des voitures, s’ouvrent du côté de la rue Grange-aux- Merciers, où l’entrée des magasins forme une façade de style sévère, mais qui n’est pas dépourvue d’élégance. 

De chaque côté de la double arcade qui forme l’issue des celliers, des escaliers ménagés dans les murs de soutènement communiquent avec les cours supérieures qui forment terrasses sur les reins des voûtes. Au centre de ces cours s’allongent deux quais couverts, halles aux vastes proportions, pourvus de voies, où des convois tout entier peuvent s’abriter. Ces quais, inaugurés depuis quelques mois, communiqueront avec les celliers du dessous par les moyens des monte-charge dont nous avons parlé tout à l’heure. Sur le flanc droit de ces hangars, s’élèvent une grue roulante d’un nouveau système, construire par les ingénieurs de la Compagnie. Cet énorme engin, mû par la vapeur, pourra soulever les plus lourdes charges […] ». 

[« Chronique : Ville de Paris – Gare Nicolaï », in Le Constructeur, 31 janvier 1865, p. 6]

Description des appareils de levage hydrauliques de la gare de La Rapée – Bercy de la compagnie PLM et indication de leur origine.

« […] Ce fut en 1846 que M. ARMSTRONG construisit, dans ses ateliers d’Elswick, près Newcastle, la première grue à moteur hydraulique qui fut installée sur le quai de la Tyne. […]. Depuis l’installation de cette grue, qui fonctionne encore aujourd’hui, et qui fut le point de départ de l’emploi réellement industriel de l’eau comprimée, un assez grand nombre d’appareils de ce genre furent établis en Angleterre d’abord dans les grandes gares de marchandises, dans les docks de Londres et de Liverpool, puis en Allemagne, au port de Harbourg (Hanovre). 

Ce moteur [hydraulique], qui tend à se répandre chaque jour, présente en effet, à un point de vue général, des avantages particuliers : économie et transmission directe de force facile à distance, bien plus qu’avec la vapeur […]. Aussi commence-t-on à se rendre compte en France du parti que l’on peut en tirer, et a-t-on exécuté ou commandé un assez grand nombre de ces appareils. Parmi les plus remarquables nous citerons l’ensemble de ceux qui viennent d’être établis pour le compte de la compagnie du chemin de fer de Paris à Marseille (gare de la Rapée-Bercy). 

Nous avons représenté pl. 1-2 l’ensemble des appareils de ce genre établis récemment pour la compagnie de Lyon. Ces appareils comprennent 18 grues hydrostatiques (15 de 1 500 kilogr. Et 3 de 3 000 kilogr.), 3 accumulateurs, 2 monte-charges et 2 cabestans. 

Le bâtiment des machines donne sur le quai de la Râpée même, près du pont Napoléon. Il est situé à 400 mètres environ du grand hangar (fig. 1, 2, 3, 4) qui longe le chemin de fer de ceinture et qui contient tous les appareils de élévatoires, les deux monte-charges exceptés ; ils sont installés dans les immenses caves (6 voûtes contiguës de 30 mètres d’ouverture moyenne et de 300 mètres de longueur) que la Compagnie a fait construire récemment pour le service des vins ; deux des accumulateurs sont installés dans le bâtiment des machines, et le troisième est placé près du hangar de ceinture et des appareils hydrostatiques […]. » 

[C.A. Oppermann, « Notes et documents : appareils à moteur hydraulique du chemin de fer de Paris à marseille (gare de la Rapée-Bercy), accumulateurs, grues, monte-charges, cabestans, etc. » in Portefeuille économique des machines, 11e année, janvier 1866, p.1-6.]

Achèvement du chemin de fer de ceinture.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.33]

Mention des premières demandes d’autorisation de bâtir déposées par des propriétaires de terrains sis sur la zone non aedificandi de l’enceinte de Paris.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.40]

Décret de la Ville de Paris, établissant sur le territoire de l’ancienne commune de Bercy plusieurs entrepôts réels provisoires pour les boissons, en attendant la création d’un entrepôt définitif.

[Cité dans le rapport du 14 mars 1876, Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-312]

Changement du nom du pont Napoléon en « pont National ».

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.426]

[après 1871]

Densification de l’occupation de la zone non aedificandi de l’enceinte de Paris après la guerre de 1870 et la Commune de Paris en 1871.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.66]

Description de la gare de la Rapée.

« […] La Compagnie du chemin de fer de Paris à la Méditerranée a installé à côté de Paris une gare à deux étages desservie par des appareils hydrauliques analogues à ceux que nous venons de décrire. L’ensemble de l’installation de la gare de la Râpée comprend : 

1° Une machine horizontale à deux cylindres de 70 chevaux ; deux pompes refoulant l’eau à 50 atmosphères sous trois accumulateurs mis en communication avec une conduite circulant dans toute l’entendue de la gare.

2°°Deux élévateurs hydrauliques servant à faire passer les wagons de la gare supérieure à la gare inférieure et réciproquement. Chacun de ces élévateurs se manoeuvre isolément ; mais ils peuvent au besoin être mis en communication, ce qui permet d’utiliser le poids des wagons pleins descendants pour remonter les wagons vides. 

3° dix-huit grues de 1 500 à 3 000 kilogrammes, servant au transbordement des marchandises qui passent des wagons étrangers sur ceux de la compagnie et vice-versa. 

4° Deux cabestans avec poulie de retour pour manoeuvre les wagons sur les voies de la gare, quelle que soit leur position et quel que le soit le sens du mouvement à leur donner. 

5° Une machine d’alimentation fournissant l’eau à la gare et aux ateliers, à raison de 100 mètres cubes à l’heure […] ». 

[Cité dans : Charles Goschler, Traité pratique de l’entretien et de l’exploitation des chemins de fer : tome 2, service de la voie, Paris, 1872, 2e édition, p. 248-249]

1877-1895 environ : la construction des nouveaux entrepôts de Bercy

Décision par la Ville de Paris de reconstruire les entrepôts de Bercy, sis sur des terrains nouvellement annexés.

« […] Les travaux se divisent en deux parties : la surélévation du quai de Bercy pour éviter de nouvelles inondations et le remplacement des anciens entrepôts, construits de façon anarchique, par de nouveaux, de même gabarit et desservis par un réseau géométrique de rues pavées. 

[Extrait de Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32]

Quai de Bercy – Projet de plantation : Rapport de l’ingénieur ordinaire des ponts et Chaussées.

« […] La plateforme de ces entrepôts est prévue à la cote 35,13 soit, l’étiage de la Seine étant à la cote 26,43, à 8,70 en contre-haut de l’étiage. Cette altitude est celle qu’a actuellement le quai de Bercy, à sa jonction avec l’axe de la chaussée du Pont de Bercy […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO11-284]

Mémoire au Conseil municipal de Paris de Ferdinand Duval, préfet de la Seine, sur le projet de mise en adjudication de l’établissement et de la régie intéressée d’un Entrepôt définitif à Bercy.

« […] Les événements survenus en 1870 et 1871 […] n’ont pas permis jusqu’à présent de donner suite au projet de création de cet Entrepôt […]. 

L’état de choses actuel est préjudiciable aux intérêts financiers de la Ville et au commerce des vins […]. Les magasins sont dans un tel état de délabrement qu’il faudrait dépenser, en dehors des crédits actuels, qui s’élèvent à 335 000 F, plus de 400 000 F par an pendant une assez longue période pour les réparer […]. Supprimer, autant que possible, la fraude, c’est-à-dire […] isoler les entrepôts des maisons particulières et […] construire un Entrepôt spécial pour les alcools. Enfin, les travaux de cette nature ne mettraient pas les Entrepôts et le quartier de Bercy à l’abri des inondations auxquelles ils sont périodiquement exposés par suite du peu d’élévation du sol. On ne peut atteindre ce dernier résultat qu’en reconstruisant les entrepôts d’après un plan général et sur un sol dont le niveau aura été préalablement relevé […]. 

Il pourrait y avoir intérêt à supprimer l’Entrepôt du quai Saint-Bernard pour n’avoir qu’un seul établissement où serait concentré tout le commerce en gros des liquides […]. La réunion de l’Entrepôt Saint-Bernard aux entrepôts de Bercy introduit dans le projet de reconstruction de ces entrepôts un élément de dépense plus élevé que la recette à prévoir par suite de la revente des terrains […] ; enfin, la suppression de l’Entrepôt Saint-Bernard apporterait un certain trouble dans les habitudes du commerce qui n’a pas cessé d’occuper cet établissement depuis le commencement du siècle. Abandonnant donc l’idée de la suppression de l’Entrepôt Saint-Bernard, j’ai fait restreindre la surface à affecter à l’Entrepôt de Bercy […]. 

Dans ce projet, l’Entrepôt serait établi dans un rectangle total de 41 hectares 30 centiares de surface, compris, d’une part, entre le boulevard de Bercy rectifié et la rue de Nicolaï rectifiée et, d’autre part, le quai de Bercy et la rue de Bercy également rectifiés. 

Les magasins comprendraient une surface totale de 172,588 mètres et seraient divisés en trois zones, isolées les unes des autres par la rue de Bordeaux et par le prolongement de la rue de Tolbiac. La première zone serait affectée aux alcools et les deux dernières aux vins et autres liquides. Ces magasins seraient placés perpendiculairement au quai et formeraient des îlots séparés par des rues de 10 à 11 mètres de largeur. Chaque groupe, établi selon le système Mâconnais, se composerait d’un magasin central à deux étages et de deux magasins latéraux surmontés d’un grenier, encadrant des cours en communication avec les rues de service. 

À l’intérieur de l’Entrepôt, des bâtiments seraient destinés au service de l’Octroi et de l’Administration de l’établissement, ainsi qu’aux bureaux des négociants […]. 

En outre, des constructions seraient élevées et pourraient recevoir des industries diverses, notamment celles qui se rattachent au service de l’Entrepôt, telles que la tonnellerie, le charronnage, etc. 

Des caves seraient établies sous le trottoir du quai de Bercy, en façade sur la berge, pour les négociants qui reçoivent leurs marchandises par eau […]. 

Le transport des marchandises, depuis le chemin de fer de Lyon jusqu’à l’Entrepôt, s’effectuerait par des voies ferrées qui amèneraient les liquides jusqu’à une gare spéciale établie dans la rue Nicolaï, à l’entrée de l’Entrepôt. C’est dans cette gare spéciale s’opérerait la vérification de l’Octroi. Les marchandises ainsi vérifiées seraient placées dans des wagons qui pourraient être traînés par des chevaux ou par une petite machine à vapeur et conduites de cette manière dans l’intérieur de l’Entrepôt. Une voie ferrée établie au niveau du sol desservirait les magasins du rez-de-chaussée ; une autre voie établie sur des arcades ferait le service des magasins de l’étage supérieur. 

Pour mettre Bercy à l’abri des inondations, le quai serait surélevé au-dessus du niveau des crues […]. 

Enfin, un pont serait construit sur la Seine dans l’axe de la rue de Tolbiac prolongée pour relier l’Entrepôt à la gare d’Orléans et créer de nouvelles communications entre les deux rives du fleuve […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-312]

22 janvier

Affiche : Avis du préfet de la Seine.

« Préfecture du département de la Seine – Direction des travaux de Paris. 

Formation du nouveau périmètre des entrepôts réels de Bercy. 

Rectification et nivellement des voies publiques aux abords. 

(12e arrondissement). 

Avis. 

Le public est prévenu qu’[…]une enquête sera ouverte à la Mairie du 12e arrondissement, pendant 15 jours consécutifs, à partir du 24 janvier 1877, sur le projet consistant dans : 1° la formation du nouveau périmètre des entrepôts réels de Bercy, en deux îlots séparés par une voie de 20 mètres à ouvrir au droit du pont projeté sur la Seine, en prolongement de la rue de Tolbiac ; 2° la suppression de la partie de la rue Nicolaï, absorbée par les entrepôts ; 3° le nivellement de la rue de Bercy, entre le rue Léopold et la place de la Nativité ; 4° enfin, la rectification suivant un alignement à 20 mètres du quai de Bercy, entre le pont de Bercy et le boulevard Poniatowski […]. 

Arès ladite enquête, il sera procédé, s’il y a lieu, à l’accomplissement des autres formalités pour arriver à la réalisation du projet dont il s’agit […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-310]

6 août

Décret du maréchal de Mac-Mahon, Président de la République.

« […] Article 1er

Sont déclarés d’utilité publique dans la ville de Paris (Seine) : 

1° l’établissement de nouveaux entrepôts réels pour les boissons, à Bercy, sur des terrains situés entre le chemin de fer de Lyon, la Seine et la boulevard de Bercy, ledit projet comprenant la surélévation du sol, la construction des bâtiments et leurs dépendances, d’un quai insubmersible et d’un nouveau pont dit de Tolbiac ; 

2° la formation du périmètre de ces nouveaux entrepôts, au moyen de la rectification du quai, de la création de voies d’isolement, de l’ouverture d’une rue de vingt mètres de largeur dans l’axe de l’église de la Nativité, de la suppression de tout ou partie de voies publiques comprises dans ledit périmètre […] ; 

3° la suppression de la rue de Bercy située entre les nouveaux alignements et la rue Nicolaï ; 

4° le nivellement de la rue de Bercy entre la rue Léopold et la place de la Nativité […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-310]

4 septembre

Travaux du nouvel entrepôt de Bercy.

« […] Les travaux du nouvel entrepôt de Bercy vont commencer très prochainement. Déjà, les locataires du Rocher, des Marronniers, du Sapeur, du Petit-Château, du Pâté, les principaux restaurateurs du quai, ont reçu congé et doivent rendre la place le 1er janvier prochain. 

Le nouvel entrepôt coûtera 91 millions ; il sera divisé en trois parties : 

La première fera face au boulevard de Bercy, dont elle sera séparée par une grille montée sur parpaings, comme à l’entrepôt du quai Saint-Bernard ; elle sera affectée à l’emmagasinage des vins. 

La deuxième partie sera séparée de la précédente par une large voie plantée ; elle sera réservée aux alcools. 

La troisième qui se prolongera jusqu’aux souterrains de la gare Nicolaï sera, ainsi que la première, destinée à loger les vins. 

Le quai rectifié sera bordé de cafés, de restaurants et d’autres établissements analogues, qui seront complètement séparés par des chais. 

Entre la deuxième et la troisième section, il y aura solution de continuité. Ces deux îlots seront séparés par une large voie publique, la rue de Tolbiac prolongée ; les travaux du pont à établir sur la Seine seront adjugés, le 20 courant, au tribunal de commerce. Ce pont sera à égale distance du pont National et de celui de Bercy. 

Dans l’enceinte, en tête de chaque section, s’élèveront deux pavillons dont l’un est réservé à l’administration, l’autre à la perception. 

Une vaste salle sera affectée à la bourse des liquides […] ». 

[« Informations et faits », in Journal officiel de la République française, 9e année, 4 septembre 1877, n°242, p. 6144]

26 septembre

Construction des nouveaux entrepôts de Bercy : jugement du tribunal civil de première instance de la Seine portant expropriation de 127 propriétés.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-309]

3 novembre

Décision du ministre des Travaux publics invitant la Compagnie du chemin de fer de Ceinture à rapprocher la gare de La Rapée – Bercy du chemin de fer de Lyon, afin de se conformer au décret du 9 septembre 1861.

[Extrait du procès-verbal de conférence du 3 novembre 1890, Archives de Paris, Voirie et travaux publics, V4O10-2]

Quai de Bercy. Échange de terrains entre l’État et la Ville de Paris.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-312]

Construction d’entrepôts à charpente métallique à Bercy par Louis Ernest Lheureux (1827-1898), architecte, disciple de Viollet-le-Duc.

[Cité dans Jean-Michel Leniaud, Viollet-le-Duc ou les délires du système, Paris, Mengès, 1994, p.159-160]

[1880]

Plan du projet de construction des nouveaux entrepôts de Bercy.

« […] De 1 à 29 : Magasins de Vins. 

30.31.32 : Magasins des Eaux-de-Vie.

33.34.35 : Bâtiments d’Administration et de Perception. 

36.37.38.39 : Rampes donnant accès de la Berge dans l’Entrepôt. 

40.41.42 : Rampes donnant accès au Préau supérieur des Eaux-de-Vie. 

43.44.45 : Rampes permettant de passer d’un groupe de l’Entrepôt dans l’autre. 

46 : Entrée des Vins et Alcools arrivant par Chemin de fer, lequel se raccordera avec la gare de Conflans […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-310]

Rapport de MM. Cernesson et Guyot au Conseil municipal de Paris sur un projet de reconstruction des magasins de Bercy.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1881, n°69, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

Délibération du Conseil municipal de Paris, approuvant un projet de convention avec la Compagnie des Chemins de fer de Lyon au sujet de la réinstallation des Entrepôts de Bercy.

« […] Article 1er

M. le Préfet de la Seine est autorisé à réaliser, au nom de la Ville de Paris […] le projet de convention préparée entre la Ville de Paris et la Compagnie des Chemins de fer de Lyon, en vue : 

1° d’un échange de terrains ; 

2° du rétablissement des accès des gares de la Rapée et de Nicolaï ; 

3° de l’ouverture d’une voie nouvelle en prolongement de la rue Libert ; 

et 4° de l’élargissement de la partie de la rue de la Nativité comprise entre la place de ce nom et la rue des Fonds-verts […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-310]

Convention entre la Ville de Paris et la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, approuvée par la délibération du Conseil municipal du 28 juillet 1882, pour l’agrandissement des Entrepôts de Bercy et l’extension de la gare aux marchandises de la Rapée.

« […] Le périmètre des nouveaux Entrepôts de Bercy, tel que l’a fixé le Décret du 6 août 1877, doit s’étendre à l’Est jusqu’à la limite actuelle de la Gare de la Rapée, supprimant ainsi la rue Nicolaï, depuis le quai jusqu’au pont du Chemin de fer de Lyon et la rue de Bercy, depuis la place de la Nativité jusqu’à la rue Nicolaï. Il en résulte : 1° que la première entrée de la Gare de la Rapée, existant actuellement dans la partie basse de la rue Nicolaï, sera entièrement supprimée ; 2° que les moyens d’accès à la seconde entrée, existant dans la partie haute de la même rue pour la desserte de la portion de la gare dite Gare Nicolaï, seront diminués. 

Il est juste que la Ville de Paris procure à la Compagnie du Chemin de fer de Lyon, les moyens de rétablir en la transportant sur un autre point, la première entrée de la gare de la Rapée et qu’elle lui restitue, du côté de la gare Nicolaï, les moyens d’accès de la deuxième entrée qui vont être diminués. 

La Compagnie, de son côté, trouvera dans l’exécution des travaux projetés, la facilité d’agrandir sa gare et d’améliorer la disposition et l’aménagement de ses voies et elle est disposée à supporter une partie des dépenses […]. 

En conséquence : 

1°. La Ville de Paris fera ouvrir et construire, à ses frais, une rue de 12 m de largeur, longeant la limite des Entrepôts au Nord, sur toute sa longueur à partir de la place de la Nativité. Cette rue, qui a déjà été comprise dans l’opération des Entrepôts par le Décret du 6 août 1877, sera désignée, dans la présente convention, sous le nom de Rue d’isolement au Nord

2° La Compagnie transportera l’entrée de la Gare de la Rapée sur le parcours de cette nouvelle rue, suivant ligne MN du plan joint à la présente convention, à la hauteur de la rue d’Orléans ; à partir de ce point, la rue sera englobée dans la gare et la Compagnie modifiera les aménagements intérieurs, conformément aux dispositions d’un avant-projet qu’elle a soumis à l’Administration Municipale . Le seuil de la nouvelle entrée, sur la ligne MN, sera établi à l’altitude 36,73. À 60 m environ au-delà de la grille, l’accès sera divisé de manière à desservir à la fois la gare haute et la gare basse […]. 

3° Pour rendre à l’entrée de la partie haute de la rue Nicolaï des accès équivalents à ceux que lui fera perdre la suppression de cette rue, il sera ouvert au Nord du Chemin de fer, dans le prolongement de la rue Libert, avec retour sur la rue Nicolaï, une rue nouvelle de 12 m de largeur, suivant le tracé indiqué au plan par les liserés vermillon et la pointe bistre. Cette rue sera désignée, dans la présente convention, sous le nom de Rue Corbes

4° La Compagnie cèdera à la Ville de Paris tous les terrains qui lui appartiennent et qui sont compris dans le périmètre des Entrepôts, y-compris la rue d’isolement au Nord, jusqu’à la grille d’entrée MN. En échange, la Ville de Paris cèdera à la Compagnie tous les terrains qu’elle possède, ou devra encore exproprier, et qui sont en dehors du périmètre des Entrepôts, y-compris le sol de la Rue d’isolement au Nord, à partir de la grille MN, et un triangle curviligne PQR formant pan coupé circulaire à l’extrémité de cette rue. Cette cession comprendra également le sol de la partie des rues de Bercy et Nicolaï qui sera en dehors du périmètre et celui de la rue Nicolaï jusqu’à la nouvelle rue Corbes. 

Tous les terrains cédés par la Compagnie à la Ville sont teintés en jaune au plan ci-joint. Tous ceux que la Ville cède à la Compagnie sont teintés en bleu […]. 

6° […] Tous les bâtiments servant de bureaux, qu’il sera nécessaire d’établir dans la nouvelle gare, seront, autant que possible, en façade sur la rue Corbes. 

Dans toute l’étendue de façade où il n’aura pas de bâtiments, la gare devra être fermée par une grille, à l’exclusion de tout mur de clôture […]. 

7° […] (e- Les bâtiments actuellement construits au-dessus de l’entrée actuelle de la gare basse de la Rapée conserveront leurs vues sur l’Entrepôt. 

(f- Tous les matériaux provenant de la démolition des bâtiments actuels de l’Octroi et du concierge, ainsi que la grille d’entrée de la Gare actuelle de la Rapée, se trouvant sur le terrain cédé par la Compagnie, demeureront la propriété de la Ville ; il en sera de même de tous les pavés, bordures, murs et autres matériaux se trouvant sur le même terrain […]. 

(h- Il est entendu que l’entrée actuelle de la Gare de la Rapée ne sera pas supprimée avant que les bâtiments de la nouvelle entrée et que les nouvelles rampes d’accès des gares haute et basse aient pu être mis en service […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-313 (plan) et 314]

22 avril

Rapport de L. Cernesson au Conseil municipal de Paris sur les constructions à élever sur les voûtes des caves de Bercy.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1884, n°57, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

4 décembre

Projet de mise en état de viabilité de la Rue d’isolement, au Nord des Entrepôts de Bercy (entre la rue de Dijon et le mur du Chemin de fer de Paris-Lyon-Méditerranée) : plans, profils et coupes, profil du mur de soutènement <Meyer, ingénieur>.

« […] Rampe conduisant à la gare haute dite Gare Nicolaï : 

Pente conduisant à la gare basse dite de la Râpée […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-312]

22 avril

Rapport de L. Cernesson au Conseil municipal de Paris sur les constructions à élever sur les voûtes des caves de Bercy.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1884, n°57, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

4 décembre

Projet de mise en état de viabilité de la Rue d’isolement, au Nord des Entrepôts de Bercy (entre la rue de Dijon et le mur du Chemin de fer de Paris-Lyon-Méditerranée) : plans, profils et coupes, profil du mur de soutènement <Meyer, ingénieur>.

« […] Rampe conduisant à la gare haute dite Gare Nicolaï : 

Pente conduisant à la gare basse dite de la Râpée […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-312]

Projet de convention entre la Ville de Paris et la Compagnie des Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée pour l’agrandissement de la Gare de la Rapée [rues Proudhon, des Fonds-Verts et de Charolais].

[Archives de Paris, Voirie et travaux publics, V4O10-1]

Rapport d’Alfred Lamoureux au Conseil municipal de Paris sur la construction d’un dépotoir public à l’entrepôt de Bercy, l’établissement de portes de flot, le complément des clôtures de l’entrepôt du Petit-Château et la mise en état de viabilité des rues Saint- Estèphe et du Cher.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1886, n°164, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

Rapport de M. Foussier au Conseil municipal sur un projet de travaux d’améliorations et de grosses réparations à l’entrepôt de Bercy.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1887, n°152, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

Consolidation du mur séparatif des Entrepôts de Bercy et de la Gare de la Rapée : rapport de l’ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées.

« […] Nous avons saisi M. Lheureux, architecte des Entrepôts, du projet dressé par les ingénieurs du Chemin de fer. Par un rapport du 3 février dernier, M. Lheureux déclare adhérer à ce projet, à la condition que la Compagnie établira sur son propre terrain les contreforts de soutènement qu’elle avait projeté de placer sur le sol des Entrepôts […]. 

Dès lors, la Ville n’a plus à intervenir, si ce n’est pour élever au-dessus du mur de soutènement lorsqu’il aura été réconforté et consolidé, la clôture de séparation que la Convention de 1883 a mise à sa charge et dont M. l’Architecte des Entrepôts devra assurer l’exécution […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-314]

10 avril Rapport de M. Foussier au Conseil municipal de Paris sur l’exécution, dans l’entrepôt de Bercy, de travaux divers dans la limite d’une dépense de 545 605,97 F, provenant de disponibilités au budget supplémentaire de 1888. [Conseil municipal, Rapports et documents, 1889, n°32, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

1er mai

Convention entre la Ville de Paris et la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée pour l’exécution du projet d’agrandissement de la Gare de Bercy.

« […] La Compagnie de Lyon a été amenée, dans l’étude définitive de son projet, à étendre l’agrandissement de la gare du côté Ouest et elle propose aujourd’hui d’y englober une partie des terrains compris entre le boulevard de Bercy, la rue Libert, la rue Proudhon et une rue nouvelle qu’elle ouvrirait en prolongement de la rue du Charolais. 

D’autre part, la convention du 19 avril 1883, serait un peu modifiée en ce sens sue la rue Corbes, dont elle règle les dispositions et l’emplacement, serait légèrement déviée, de façon à être tracée, elle aussi, sur le prolongement de la rue du Charolais […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-314]

Ouverture de la rue Coriolis par la compagnie PLM, en remplacement des rues Libert et de la Planchette.

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.147]

3 novembre Ponts et Chaussées et Génie Militaire, procès-verbal de conférence : Chemin de fer de Ceinture de Paris (Rive Droite), Gare définitive de La Rapée – Bercy (Lyon-Ceinture) : alignements du boulevard Poniatowski. « […] Pour examiner au premier degré les alignements à adopter sur le boulevard Poniatowski entre la rue de Charenton et la station provisoire actuelle de La Rapée – Bercy pour la construction d’une gare définitive dite « Lyon Ceinture » dont l’avant-projet a été approuvé par décision du ministre des Travaux Publics en date du 19 octobre 1889 […]. » [Archives de Paris, Voirie et travaux publics, V4O10-2]

8 décembre

Rapport de M. Foussier au Conseil municipal de Paris sur l’exécution de travaux de viabilité et d’amélioration dans l’entrepôt de Bercy.

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1890, n°104, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

avril

Voeu du Conseil municipal de Paris de voir transférer la gare de La Rapée – Bercy sur le Chemin de fer de Ceinture en bordure de la rue de Charenton.

[Archives de Paris, Préfecture – Chemins de fer, D7S9-15]

21 et 28 octobre

Cession d’une parcelle dépendant du sol de la rue Nicolaï par la Ville de Paris à la Compagnie PLM (entrée de la gare PLM).

[Mentionné sur le plan d’incorporation du 18 mars 1916, Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO20-226]

avril

Voeu du Conseil municipal de Paris de voir transférer la gare de La Rapée – Bercy sur le Chemin de fer de Ceinture en bordure de la rue de Charenton.

[Archives de Paris, Préfecture – Chemins de fer, D7S9-15]

21 et 28 octobre

Cession d’une parcelle dépendant du sol de la rue Nicolaï par la Ville de Paris à la Compagnie PLM (entrée de la gare PLM).

[Mentionné sur le plan d’incorporation du 18 mars 1916, Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO20-226]

Lettre de l’ingénieur du 1er arrondissement de la Compagnie PLM au directeur du service d’Architecture de la Ville de Paris.

« […] Le projet présenté par la Compagnie PLM pour l’établissement de deux nouvelles voies à voyageurs entre Paris et Conflans prévoit le déplacement de la grille d’entrée de la gare de Bercy-Nicolaï. 

Comme, par ce déplacement, nous devons incorporer au Chemin de fer la partie de la rue Nicolaï teintée en vert sur le plan ci-joint, d’une surface de 33 m² environ, j’ai l’honneur de vous prier de me faire savoir si la Ville serait disposée à nous céder cette surface […]. 

En tout cas, je vous demande de nous laisser occuper dès maintenant le terrain dont il s’agit pour faire la modification de l’entrée de notre gare […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VONC-314]

[Fin du XIXe siècle]

Description des entrepôts de Bercy.

« […] Les entrepôts, clos par une grille, occupent une superficie de 42 ha entre le quai de Bercy, le boulevard de Bercy, la rue de Bercy et le boulevard Poniatowski. Aux abords, des services publics s’ouvrent : une école maternelle, un bureau de poste et une caserne de pompiers […]. » 

[Extrait de Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32]

FIN XIXE – MILIEU XXE : L’AMÉNAGEMENT DE LA CEINTURE DE PARIS

Autorisation de mise en service d’aménagements de la station de La Rapée – Bercy sur la ligne de Ceinture Rive Droite par le Directeur des Chemins de fer.

« […] Le 25 novembre 1899, j’ai approuvé, pour l’amélioration des installations à la Station de La Rapée – Bercy (Chemin de fer de Ceinture R.D.) un projet qui comportait l’établissement d’un passage inférieur, avec tablier métallique, sous les voies principales […], dont l’ouverture droite est de 2,25 m. […]. » 

[Archives de Paris, Voirie et travaux publics, V4O10-1]

Fondations d’un bâtiment et de deux réservoirs à eau de la gare ferroviaire de La Rapée – Bercy, boulevard Poniatowski, pour la Compagnie PLM <Charles Degoul et M. Gérin, ingénieurs ; Société de fondations par compression mécanique du sol (Compressol), concessionnaire Hennebique>.

[Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Institut Français d’Architecture – Archives d’architecture du XXe siècle ; Fonds Bétons armés Hennebique – BAH, 76 IFA 1080/37]

Construction de la charpente et de la couverture des quais n°8 et 9 de la gare ferroviaire de Bercy, pour la Compagnie PLM <E. Ferrand et Pradeau, E. Léauté Fils, J. Chaussivert et Compagnie (ancienne Maison Gadeau), Louis Roquerbe et Compagnie, concessionnaires Hennebique>.

[Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Institut Français d’Architecture – Archives d’architecture du XXe siècle ; Fonds Bétons armés Hennebique – BAH, 76 IFA 1374/6]

Crue centennale de la Seine, touchant les entrepôts de Bercy malgré les travaux de 1877. [Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32] 1910, 22 mars Décret déclarant d’utilité publique le détournement des voies principales de voyageurs entre le boulevard de Bercy et la gare de Charenton. [Cité dans une note du 22 mars 1916, Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO20-226]

Construction de deux réservoirs à eau sur pylônes de 750 m3 chacun pour la gare ferroviaire de La Rapée – Bercy, boulevard Poniatowski, pour la Compagnie PLM <Charles Degoul et M. Gérin, ingénieurs ; Société de fondations par compression mécanique du sol (Compressol), concessionnaire Hennebique>. [Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Institut Français d’Architecture – Archives d’architecture du XXe siècle ; Fonds Bétons armés Hennebique – BAH, 76 IFA 1502/2 ; et publié dans « Travaux du mois » et « Relevé des travaux exécutés », in Le Béton armé, n°161, octobre 1911]

28 janvier

Détournement des voies principales de voyageurs entre le boulevard de Bercy et la gare de Charenton, et établissement de deux voies nouvelles de circulation entre le boulevard de Bercy et la gare de Conflans. Déplacement de la station de Bercy-Ceinture : Rapport de l’ingénieur du ministère des Travaux Publics.

« […] D’après le projet soumis à l’enquête, les installations actuelles de la station de Bercy-Ceinture seraient supprimées. 

La station nouvelle serait établie à la limite des terrains du Chemin de fer, immédiatement en deçà du Chemin de fer de Ceinture ; son entrée serait située rue de Charenton, aux abords de la porte dite de « Charenton ». 

Une rampe partant de cette entrée permettrait d’accéder au moyen d’escaliers à une passerelle de 1m30 de largeur franchissant les voies […], puis à un trottoir de 300 m. 

Sur ce trottoir seraient établis le bureau de distribution des billets et d’enregistrement des bagages, des W.C. pour hommes et dames, et un abri métallique de 24 m. de longueur […]. 

Dans sa délibération du 17 mai 1913, le Conseil municipal de la Ville de Charenton émet un avis favorable sous réserve que la communication entre les gares de Bercy-Ceinture et de la Ceinture soit facilitée aux voyageurs […]. 

La Chambre de Commerce de Paris […], constatant que le voyageur se rendant de la nouvelle station à la station de La Rapée – Bercy ou à la station de la rue Claude Decaen devra effectuer un parcours de 500 à 600 mètres alors que le parcours actuel est de 300 mètres, demande qu’un arrêt nouveau soit créé sur la Petite Ceinture ou qu’on change la dénomination de Bercy-Ceinture […]. 

L’entrée de la nouvelle station devant se trouve sur la rue de Charenton, aux abords du Poste d’Octroi, en face d’un arrêt de tramway, au lieu de se trouver en un point particulièrement désert du Boulevard Poniatowski ; d’autre part, les relations entre la Ceinture et le PLM seront assurées dans des conditions meilleures qu’actuellement […]. 

La compagnie PLM […] vient […] de consentir à établir le bâtiment des voyageurs au niveau de la rue de Charenton, à réunir par des escaliers couverts et fermés la passerelle sur les voies avec le quai d’une part et le bâtiment des voyageurs, à couvrir et à fermer la passerelle, à manutentionner elle-même les bagages depuis le niveau de la rue de Charenton au moyen du monte-charges et d’une passerelle spéciale […]. 

Nous sommes d’avis en conséquence, que la Commission émette un avis favorable à la position nouvelle de la station de Bercy-Ceinture […]. » 

[Archives de Paris, Préfecture – Chemins de fer, D4S9-3]

10 juillet

Décision ministérielle ordonnant le déplacement de la station de Bercy-Ceinture en bordure de la rue de Charenton.

[Cité dans la lettre du 3 août 1916, Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO11-596]

Construction de l’abri de voyageurs de la gare ferroviaire de Bercy-Ceinture, rue de Charenton, pour la Compagnie PLM <Henri Morard et M. Guérin, ingénieurs ; entreprise E. Léauté Fils, concessionnaire Hennebique>.

[Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Institut Français d’Architecture – Archives d’architecture du XXe siècle ; Fonds Bétons armés Hennebique – BAH, 76 IFA 2635/26]

3 août

Détournement des voies principales de voyageurs entre le boulevard de Bercy et la gare de Charenton, et établissement de deux voies nouvelles de circulation entre le boulevard de Bercy et la gare de Conflans. Déplacement de la station de Bercy- Ceinture : plan et coupe, lettre de l’ingénieur chargé du 1er arrondissement de la voie de la compagnie PLM au préfet de la Seine.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO11-596]

Construction du bâtiment de la station (semelles de fondations), de la gare ferroviaire de Bercy pour la Compagnie PLM <E. Ferrand et Pradeau, E. Léauté Fils, J. Chaussivert et Compagnie (ancienne Maison Gadeau), Louis Roquerbe et Compagnie, concessionnaires Hennebique>.

[Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Institut Français d’Architecture – Archives d’architecture du XXe siècle ; Fonds Bétons armés Hennebique – BAH, 76 IFA 2600/10]

Le déclassement de l’enceinte et l’occupation de la zone

29 décembre

Rapport de Louis Dausset, conseiller municipal de Paris, sur le déclassement total de l’enceinte fortifiée, l’annexion de la zone militaire, et sur le projet de convention entre la ville de Paris et l’État.

Sur les 777 hectares compris entre le pied du glacis et la limite extérieure de la zone, les propriétés privées en occupent 496.

« […] Il y a actuellement sur la zone militaire 12 132 constructions d’ordres divers ; plus de la moitié, soit 6 805, ne sont que des baraques en planches ou en carreaux de plâtre sans valeur, et pour la plupart non habitées ; 3 134 sont des bâtiments essentiellement légers et d’essence précaire ; le reste, soit 2 193 bâtisses, représente 966 pavillons, 932 édifices à usage industriel ou commercial et 295 maisons de rapport dont 130 seulement ont plus de trois étages […]. » 

[Conseil municipal, Rapports et documents, 1912, n°130, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

décembre

Convention entre le ministre des Finances et le préfet de la Seine, agissant au nom de la Ville de Paris, portant déclassement de l’enceinte et annexion de la zone militaire à Paris.

« […] – Les conditions de cession par l’État à la Ville de Paris des terrains de l’enceinte, ainsi que des prescriptions sur leur usage (réserves à l’Armée, aux administrations de l’Etat, aux Compagnies de chemin de fer, aux habitations à bon marché – 4%, et les prescriptions pour la nouvelle barrière d’octroi) ; 

– la nouvelle servitude non aedificandi hygiénique et de salubrité publique imposée aux terrains de la zone militaire de l’enceinte désaffectée, ainsi que les conditions d’acquisition et d’annexion à Paris des terrains de la zone (notamment le jury exceptionnel d’expropriation) ; 

– les conditions de partage entre l’État et la Ville des éventuels bénéfices de l’opération […]. » 

[Extrait de Louis Dausset, Déclassement total de l’enceinte fortifiée, annexion de la zone militaire et projet de convention entre la Ville et l’État, Paris, Conseil municipal, Rapports et documents, 1912, n°130, Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

décembre

Convention entre le ministre de la Guerre, le ministre des Finances et le préfet de la Seine au sujet du desserrement et du remaniement des casernements intra muros.

Cession à la Ville de Paris des casernements compris dans le domaine des fortifications.

[Adolphe Chérioux, Aménagement des fortifications et de la zone militaire, et desserrement du casernement de Paris, Paris, Conseil municipal, Rapports et documents, 1912, n°160 (Annexes), Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, 1768]

3 janvier

Adoption des deux conventions du 16 décembre 1912 par le Conseil municipal de Paris.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p. 105]

14 janvier

Projet de loi relatif au déclassement de l’enceinte fortifiée de Paris, à l’annexion de la zone militaire et au desserrement du casernement et portant approbation des conventions intervenues à cet effet entre l’État et la Ville de Paris.

[Chambre des députés, 1913, imp. n°2469 <non consulté>, cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p. 105]

Mention de 30 000 habitants sur la zone non aedificandi. 

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.67]

Incorporation au domaine de la Compagnie PLM d’une parcelle dépendant du sol de la rue Nicolaï (entrée de la gare PLM), cédée par la Ville de Paris les 21 et 28 octobre 1896.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO20-226]

[Après 1918]

Accord entre le ministère de l’Agriculture et la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, fondée par l’abbé Lemire, ayant pour objet la mise en culture maraîchère des bastions de l’enceinte de Paris, mis en réserve de la République après la bataille de la Marne.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.117]

« Rapport fait au nom de la commission des travaux publics des chemins de fer et des voies de communication chargée d’examiner le projet de loi ayant pour objet l’approbation d’une convention passée entre le Ministre des Travaux publics et des Transports et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée pour le raccordement par voie ferrée de l’entrepôt général de Bercy avec la gare de Bercy- Râpée.

[…] Les négociants en vins de Bercy se plaignaient à juste titre des difficultés qu’ils avaient à transporter leurs liquides de l’Entrepôt jusqu’à la gare inférieure de Bercy-Râpée. Ils étaient en effet dans cette situation invraisemblable d’être près de cette gare et de n’avoir aucune voie ferrée pour se raccorder à elle. 

Les vins, alcools et liquides à destination de l’Entrepôt étaient reçus dans les cours de la gare et transvasés dans des fûts que les destinataires devaient ensuite conduire par voiture à l’Entrepôt. La gare était encombrée par les marchandises : la place étant des plus restreintes, l’évacuation se faisait lentement et difficilement et les frais de manutention étaient considérables. 

On ne peut qu’approuver les conventions qui ont été passées entre la Ville de Paris et la Compagnie PLM, à la date du 24 août 1917, pour établir un réseau de voies ferrées destinées à relier l’entrepôt avec les voies de la gare. 

Aux termes de cet accord, une voie longeant la rue de Bercy prendra la marchandise à la gare où elle se raccordera aux deux voies intérieures par deux plaques tournantes maniées par cabestans électriques. La voie traversera à niveau la rue de Dijon et s’étendra jusqu’à la limite de l’Entrepôt, à proximité de la ligne du Métropolitain. Des voies perpendiculaires, traversant l’Entrepôt et longeant les rues de Nuits, de Bordeaux, de Mâcon, le cours Dessort, la rue Léopold et la rue des Gallois, viendront la rejoindre. Ainsi, pourra-t-on conduire ou prendre dans toutes les parties de l’Entrepôt les wagons-réservoirs, les wagons chargés de liquides en fûts ou en bouteilles, les wagons chargés de fûts vides ou de bouteilles en retour. 

Les travaux seront faits par la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée et portés au compte des travaux complémentaires […] ». 

[Publié dans : Impressions : chambre des députés, session de 1919, n°5799, p. 1-2]

19 avril

Loi relative au déclassement de l’enceinte fortifiée de Paris, à l’annexion de la zone militaire et au desserrement du casernement et portant approbation des conventions intervenues à cet effet entre l’État et la Ville de Paris.

La part des terrains réservée à la construction d’habitations à bon marché est portée à 25%.

avril à décembre

Destruction progressive de l’enceinte de Thiers et dérasement des bastions.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.9 et 126]

[Journal Officiel de la République française, 51e année, n°109, 20 avril 1919, p.4146-4153]

26 septembre

« Loi approuvant une convention passée entre le ministre des Travaux publics et des Transports et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et la Méditerranée pour le raccordement par voie ferrée de l’entrepôt général de Bercy avec la gare de la Râpée.

[…] Article unique – Est approuvée la convention intervenue le 5 août 1918 entre la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et le ministre des Travaux publics pour régler les conditions de construction et d’exploitation de voies ferrées raccordant l’entrepôt général de Bercy à la gare de Bercy-Râpée […] ». 

[Publiée dans : « Partie officielle », in Journal officiel de la République française, 51e année, 26 septembre 1919, n°261, p. 10532]

Rapport à M. le préfet de la Seine sur les travaux du Congrès réuni en vue de l’aménagement de terrains de jeux et de sports sur la zone et dans l’agglomération parisienne.

[Archives de Paris versement 106/50/1, carton 38 <non consulté>, cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.138 et 207]

mai

Création de la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques (STEF ou SFTEF), filiale de la Compagnie PLM, pour exploiter, en le développant, son parc de wagons spéciaux et construire des entrepôts frigorifiques sur les principaux points du réseau.

« […] La STEF exploite directement les entrepôts frigorifiques de Paris – Bercy, Dijon et Toulon et va construire prochainement un entrepôt du même genre à Strasbourg. Elle a, de plus, des intérêts importants dans les établissements similaires de Lyon Perrache, Genève et Bâle. Tous ces établissements sont raccordés directement au chemin de fer […]. 

Ces établissements comportent en outre : 

– Paris Bercy, Dijon et Toulon une fabrique de glace (eau congelée), 

– Dijon et Toulon : une fabrique de crèmes glacées, 

– Paris Bercy : une installation pour le traitement des vins par le froid, 

– Toulon : une installation pour le traitement des salaisons […]. » 

[Cité dans H. Lenoir, Ingénieur agronome, Chargé du service frigorifique de la compagnie PLM, « Organisation de l’entreposage et des transports frigorifiques sur le réseau PLM », in Revue générale des Chemins de fer (RGCF), janvier 1924 (collection privée Roland Sermet, en ligne sur wikiPLM.railsdautrefois.fr) ; et extrait de : Paul Faralicq, Directeur Général de la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques (STEF), « Les Transports et entrepôts frigorifiques sur le PLM », in Bulletin PLM n°22, juin 1932 (collection privée Roland Forcet, en ligne sur wikiPLM.railsdautrefois.fr)]

Aménagement de l’un des quais voûtés de la gare inférieure de La Rapée – Bercy en entrepôt frigorifique par la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques.

[Cité dans H. Lenoir, Ingénieur agronome, Chargé du service frigorifique de la compagnie PLM, « Organisation de l’entreposage et des transports frigorifiques sur le réseau PLM », in Revue générale des Chemins de fer (RGCF), janvier 1924 (collection privée Roland Sermet, en ligne sur wikiPLM.railsdautrefois.fr)]

Description des entrepôts frigorifiques de la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques.

« […] Entrepôt – gare frigorifique de la SFTEF à Paris–Bercy PLM. 

La Compagnie PLM a loué à la SFTEF une partie des quais de sa gare souterraine de Paris Bercy pour lui permettre d’y construire un Entrepôt frigorifique destiné à la réception et à l’emmagasinage des denrées pour la consommation de la capitale et leur réexpédition éventuelle. 

Les travaux de construction de cet Entrepôt ont été amorcés à la fin de l’année 1921. Ils sont actuellement terminés, tout au moins en ce qui concerne les chambres de conservation des denrées, les bureaux, la machinerie frigorifique. L’établissement est ouvert à l’entreposage depuis la fin de l’été, et depuis lors sa clientèle ne cesse de s’accroître. 

Il a semblé intéressant de donner dès maintenant une description, sommaire de cette installation. 

Emplacement. 

La gare de Bercy arrivée borde le quai de Bercy à une dizaine de: mètres au dessus du niveau de la chaussée. 

De plain pied avec cette chaussée s’étendent les sous sols voûtés de la gare, composés alternativement de quais à hauteur normale, de 300 mètres de longueur environ, et de faisceaux de voies parallèles les desservant. 

Chaque quai et chaque faisceau est couvert dune voûte en tunnel de même longueur. Ces voûtes reposent de 6 mètres en 6 mètres sur des files de piliers en pierre de taille de 1,20 x 3 m environ. Les quais s’avancent entre les piliers jusqu’au bord des voies. 

Un de ces quais a été transformé sur toute sa longueur en Entrepôt frigorifique par la SFTEF. 

Isolation. 

Il a suffi pour cela de compléter l’isolation naturelle due à l’épaisseur de la voûte et des piliers, par un revêtement isolant de 14 centimètres de liège, retenu à l’intérieur des chambres par des murs de briques. Il était inutile de maintenir une hauteur de 6,50 m sous clef de voûte. Elle fut donc réduite à 3,40 m par l’établissement d’un plafond horizontal continu. L’espace vide compris, entre ce plafond et l’arc de voûte revêtu d’isolant forme un complément d’isolation et un volant de froid pour la chambre. Dans cet espace circulent les manches en bois par lesquelles arrive, des frigorifères, l’air refroidi. L’air froid traverse le plafond et est réparti par une canalisation de bois dans les diverses parties de la chambre. Des manches parallèles évacuent l’air qui en sort vers les frigorifères ou vers l’extérieur. 

Les ouvertures, de 4 à 5 mètres séparant les piliers furent soit bouchées, soit réduites aux dimensions d’un vestibule faisant communiquer par deux portes isolantes les chambres et les quais qui bordent l’entrepôt. Le sol reçut un bétonnage de chaux de 0,50 m recouvert de 12 centimètres de liège et d’une chape en ciment de 0,10 m d’épaisseur autour de la chambre, de 0,15 m au centre pour faciliter l’écoulement des eaux de lavage. 

Enfin, le quai fut cloisonné transversalement en chambres froides, bureaux, salle de machines et frigorifères, par des murs de refend isolés par des agglomérés de liège de 0,10 m d’épaisseur. 

Chambres froides. 

L’entrepôt possède 10 chambres froides de 16 x 29 m environ, d’un volume utile de 1 000 mètres cubes environ chacune, représentant réunies une capacité d’entreposage de 3 800 tonnes de viandes congelées ou autres marchandises. 

L’entrée dans les chambres et la sortie des marchandises se fait par chariots, ou rames de chariots, traînés par un tracteur électrique. 

Au plafond d’une des chambres, affectée aux viandes réfrigérées, ont été installés des faisceaux de rails aériens pour l’accrochage et la manutention des carcasses. Par roulement sur les rails ces carcasses sont amenées à l’extérieur de la chambre jusqu’au droit des wagons ou des voitures. 

Machinerie. 

La machinerie comprend 3 compresseurs horizontaux Fixary, à double effet, dont un de secours. Ces compresseurs sont actionnés par un moteur électrique. 

Leur puissance unitaire est de 155 000 frigories heure. 

Le condenseur à ruissellement est à circulation méthodique d’eau et dAzH3, du modèle Fixary, type BSN. Sa surface est de 80 m2

Le refroidissement des salles est assuré par la détente directe. A cet effet ont été montés 10 frigorifères secs de 66 m2

L’eau nécessaire au fonctionnement de la machinerie est pompée dans un puits creusé dans le sol même de la gare avec débit possible de 60 mètres cubes à l’heure. En cas d’arrêt de la pompe du puits, une conduite de 100 mm amènerait l’eau du château d’eau de la gare de Bercy supérieur. 

Desserte. 

Les portes des vestibules des salles donnent d’un côté de l’entrepôt sur un quai étroit bordant la voie ferrée. Des cabestans électriques facilitent la manoeuvre des wagons à charger ou à décharger, sur les 3 voies du faisceau de desserte que relient des plaques tournantes et des aiguilles. 

Sur l’autre face de l’Entrepôt, les salles s’ouvrent sur un quai de 5 mètres de largeur, le long duquel se rangent voitures et camions. Les voitures ont accès à cette cour souterraine par une porte grillée qui donne sur le quai de Bercy. Un poste d’octroi a été construit à cette grille. L’Entrepôt est donc placé hors des limites de l’octroi de Paris. 

Entreposage des vins. 

Par une voie ferrée de desserte vers le Nord d’une part, par 2 portes grillées et des voies en équerre avec plaques: tournantes vers l’Ouest, la gare souterraine de Bercy relie la gare supérieure d’arrivée et l’Entrepôt des vins de Bercy. 

Les vins en provenance de toute la France à destination de la consommation parisienne empruntent ainsi, pour se rendre dans les chais du Commerce, des voies parallèles à celles qui desservent l’Entrepôt frigorifique. 

Il était facile d’offrir, au passage, à ces vins, les avantages d’un traitement par le froid. En janvier 1923, le SFTEF, après étude approfondie, a décidé d’annexer cette branche d’activité frigorifique aux différentes possibilités d’entreposage de denrées quelle possédait déjà. 

Elle s’est donc assuré par bail la disposition du quai parallèle au premier, que longent les voies affectées au trafic des vins. 

Sur ce quai seront construites, par tranches successives, des batteries de cuves verrées servant de logement d’attente pour les vins avant et après traitement. 

Ces cuves pourront être mises en communication d’un quai, à l’autre avec la machinerie de l’Entrepôt. 

Après le traitement par le froid, qui durera suivant les buts poursuivis, quelques heures ou quelques jours, le vin, filtré ou non, sera refoulé dans les cuves de garde ou les négociants le reprendront pour le conduire dans leurs chais ou le livrer à la consommation. 

L’entrepôt de la SFTEF sera le premier établissement public de France ouvert au traitement systématique des vins par le froid, dont seuls quelques négociants parisiens très puissants avaient jusqu’ici le monopole de fait […]. » 

[Extrait de : H. Lenoir, Ingénieur agronome, Chargé du service frigorifique de la compagnie PLM, « Organisation de l’entreposage et des transports frigorifiques sur le réseau PLM », in Revue générale des Chemins de fer (RGCF), janvier 1924 (collection privée Roland Sermet, en ligne sur wikiPLM.railsdautrefois.fr)]

30 juin

Mémoire au Conseil municipal de Paris sur l’aménagement de l’enceinte fortifiée, présenté par Hyppolite Juillard, préfet de la Seine.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.143]

11 juillet et 23 octobre

Jugement et décision d’expropriation du tribunal civil de première instance de la Seine, pour l’élargissement partiel du boulevard Poniatowski au débouché des rues de Charenton et de Picpus.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO20-228]

Document de programmation du 26 septembre 1926.

[Archives de Paris, versement 106/50/1, carton 37 <non consulté>, cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.239]

Création de l’avenue de la Porte de Charenton par annexion d’une partie de l’ancienne rue de Paris de Charenton-le-Pont (nationale 5) et aménagement du surplus sur l’emplacement des anciennes fortifications entre les bastions 3 et 4, en partie sur l’emplacement de l’ancienne porte de Charenton.

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.488]

10 avril

Loi modifiant la loi du 19 avril 1919.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.237]

Établissement d’un terminus intermédiaire de la ligne n°24 de la 2CRP à la Porte de Charenton.

[Archives de Paris, Pérotin-10653-299]

Description des entrepôts frigorifiques de la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques.

« […] La STEF exploite directement les entrepôts frigorifiques de Paris – Bercy, Dijon et Toulon et va construire prochainement un entrepôt du même genre à Strasbourg. Elle a, de plus, des intérêts importants dans les établissements similaires de Lyon Perrache, Genève et Bâle. Tous ces établissements sont raccordés directement au chemin de fer […]. 

Ces établissements comportent en outre : 

– Paris Bercy, Dijon et Toulon une fabrique de glace (eau congelée), 

– Dijon et Toulon : une fabrique de crèmes glacées, 

– Paris Bercy : une installation pour le traitement des vins par le froid, 

– Toulon : une installation pour le traitement des salaisons […]. » 

[Extrait de Paul Faralicq, Directeur Général de la Société Française de Transports et Entrepôts Frigorifiques (STEF), « Les Transports et entrepôts frigorifiques sur le PLM », in Bulletin PLM n°22, juin 1932 (collection privée Roland Forcet, en ligne sur wikiPLM.railsdautrefois.fr)]

[Vers 1939]

Achèvement presque complet du programme d’habitations sur la zone et d’équipement des bastions.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.234]

Loi concernant les immeubles insalubres et les terrains de la zone de l’ancienne enceinte fortifiée de Paris.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.237]

Avant-projet du Bureau central d’études d’architecture pour la création d’une ceinture de parcs, de squares et de terrains de jeux.

[Cité dans Techniques et architecture, septembre-octobre 1941, p.33 <non consulté>, cité dans Jean- Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.239]

Demande en autorisation de construire déposée par la Société Française de Transport et Entrepôts Frigorifiques, ayant pour objet le renforcement des frigorifères des trois chambres froides de l’Entrepôt – Gare Frigorifique de Paris-Bercy, sis 2 quai de Bercy.

Permission du 13 septembre 1943. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO13-22]

Demande en autorisation de construire déposée par la Société Française de Transport et Entrepôts Frigorifiques, ayant pour objet la réparation de chambres froides de l’Entrepôt – Gare Frigorifique de Paris-Bercy, sis 2 quai de Bercy.

Permission du 15 février 1944. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, VO13-22]

ANNÉES 1960 À NOS JOURS : LE DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU ROUTIER ET LE RÉAMÉNAGEMENT DE L’EST PARISIEN

Le Boulevard Périphérique

Projet d’implantation du boulevard Périphérique.

[Archives de Paris, versement 6075/54/1, carton 129, dossier Fortification minutes, aménagement des fortifications 1942 <non consulté>, cité dans Techniques et architecture, septembre-octobre 1941, p.33 <non consulté>, cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.239]

Construction de la gare routière internationale sise boulevard Poniatowski sur l’emprise de l’ancienne enceinte de Thiers par J. Riffard, ingénieur.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.309]

Demande de permis de construire déposée le 8 octobre 1958 par la société Danzas et Cie, locataire, ayant pour objet la construction dans l’enceinte de la gare de Bercy- Conflans, boulevard Poniatowski à Paris (12e), un bâtiment de trois étages à usage de centre de transit et une aire de stationnement découverte avec accès pour véhicules automobiles.

Rapport de l’architecte voyer du 16 décembre 1958.

« […] La construction envisagée serait implantée sur l’emprise projetée du Boulevard Périphérique et […] ce secteur est intéressé par un projet de Gare de marché en liaison avec l’aménagement d’une Cité des Vins, et par le tracé du futur Boulevard Périphérique et de ses voies de raccordement avec le réseau viaire existant […]. » 

Refus du 6 janvier 1959. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1069W-211]

Inauguration du premier tronçon du boulevard Périphérique.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.266]

[À partir de 1960]

Non-renouvellement des contrats de location des entrepôts de Bercy aux marchands par la Ville de Paris.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32]

Demande de permis de construire déposée par la préfecture de la Seine, ayant pour objet la construction de bas édifices et d’une tribune couverte pour l’achèvement du stade Léo Lagrange, CSEP 12-12, à l’intérieur de la propriété sise 68, boulevard Poniatowski à Paris 12e.

Permission par note du 25 mai 1965. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1178W-353]

Demande de permis de construire déposée le 26 avril 1965 par les Établissements Bourgey et Montreuil, domiciliés 31 avenue de l’Opéra à Paris, ayant pour objet l’extension d’un quai pour groupeurs et la construction d’un hangar dans une propriété du domaine de la SNCF (Région Sud-Est), Paris-Bercy-Conflans, sise 20, boulevard Poniatowski à Paris 12e.

Permission du 17 novembre 1965.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1178W-457]

Vers 1965

Transformation du bastion n°1, boulevard Poniatowski en promenade plantée.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.309]

Construction de l’échangeur de Bercy.

« […] On construit le plus grand échangeur du boulevard Périphérique […] » 

[Extrait de L’Aurore du 5 février 1969]

[1969]

Description de l’échangeur de Bercy.

« […] Le plus compact et le plus complexe [échangeur du boulevard Périphérique], avec ses bretelles souterraines équipées de systèmes sophistiqués de pompage accélérant la mise en service des voies lors des crues de la Seine […]. 

Ses 22 bretelles et son exiguïté, qui obligent à superposer la circulation sur trois niveaux, font de l’échangeur de Bercy un cas européen exceptionnel pour son époque […]. » 

[Extrait de Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.268]

Description de l’échangeur de Bercy.

« […] L’échangeur construit sur un espace de 7 ha, délimité par le boulevard Poniatowski au nord-ouest, la SNCF au nord-est, la ville de Charenton à l’est et la Seine au sud. L’échangeur de Bercy a deux fonctions : c’est un « ‘échangeur principal’ qui raccorde à l’autoroute A4 la voie express rive droite, longeant le fleuve et une partie du 12e arrondissement. Il a également une fonction de ‘sens giratoire’ » afin « d’assurer les liaisons entre les artères autoroutières et la circulation locale » […]. » 

[Extrait de « L’échangeur routier de Bercy et ses annexes de franchissement du boulevard périphérique », Techniques des travaux, mars-avril 1970, n°3-4, p.109-124 <non consulté> ; et extrait de Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.103]

Déviation d’une partie du quai de Bercy lors de la construction de l’échangeur.

« […] Sa nouvelle assiette a été constituée par emprise sur la Seine […]. » 

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.56]

Inauguration du dernier tronçon du boulevard Périphérique par Pierre Messmer, Premier ministre, et ouverture à la circulation de l’ensemble de ses trente-cinq kilomètres.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.266 et 268]

ANNÉES 1960 À NOS JOURS : LE DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU ROUTIER ET LE RÉAMÉNAGEMENT DE L’EST PARISIEN

Projet d’implantation du boulevard Périphérique.

[Archives de Paris, versement 6075/54/1, carton 129, dossier Fortification minutes, aménagement des fortifications 1942 <non consulté>, cité dans Techniques et architecture, septembre-octobre 1941, p.33 <non consulté>, cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.239]

Construction de la gare routière internationale sise boulevard Poniatowski sur l’emprise de l’ancienne enceinte de Thiers par J. Riffard, ingénieur.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.309]

Demande de permis de construire déposée le 8 octobre 1958 par la société Danzas et Cie, locataire, ayant pour objet la construction dans l’enceinte de la gare de Bercy- Conflans, boulevard Poniatowski à Paris (12e), un bâtiment de trois étages à usage de centre de transit et une aire de stationnement découverte avec accès pour véhicules automobiles.

Rapport de l’architecte voyer du 16 décembre 1958.

« […] La construction envisagée serait implantée sur l’emprise projetée du Boulevard Périphérique et […] ce secteur est intéressé par un projet de Gare de marché en liaison avec l’aménagement d’une Cité des Vins, et par le tracé du futur Boulevard Périphérique et de ses voies de raccordement avec le réseau viaire existant […]. » 

Refus du 6 janvier 1959. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1069W-211]

Inauguration du premier tronçon du boulevard Périphérique.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.266]

[À partir de 1960]

Non-renouvellement des contrats de location des entrepôts de Bercy aux marchands par la Ville de Paris.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32]

Demande de permis de construire déposée par la préfecture de la Seine, ayant pour objet la construction de bas édifices et d’une tribune couverte pour l’achèvement du stade Léo Lagrange, CSEP 12-12, à l’intérieur de la propriété sise 68, boulevard Poniatowski à Paris 12e.

Permission par note du 25 mai 1965. 

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1178W-353]

Demande de permis de construire déposée le 26 avril 1965 par les Établissements Bourgey et Montreuil, domiciliés 31 avenue de l’Opéra à Paris, ayant pour objet l’extension d’un quai pour groupeurs et la construction d’un hangar dans une propriété du domaine de la SNCF (Région Sud-Est), Paris-Bercy-Conflans, sise 20, boulevard Poniatowski à Paris 12e.

Permission du 17 novembre 1965.

[Archives de Paris, Voirie et permis de construire, 1178W-457]

Vers 1965

Transformation du bastion n°1, boulevard Poniatowski en promenade plantée.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.309]

Construction de l’échangeur de Bercy.

« […] On construit le plus grand échangeur du boulevard Périphérique […] » 

[Extrait de L’Aurore du 5 février 1969]

[1969]

Description de l’échangeur de Bercy.

« […] Le plus compact et le plus complexe [échangeur du boulevard Périphérique], avec ses bretelles souterraines équipées de systèmes sophistiqués de pompage accélérant la mise en service des voies lors des crues de la Seine […]. 

Ses 22 bretelles et son exiguïté, qui obligent à superposer la circulation sur trois niveaux, font de l’échangeur de Bercy un cas européen exceptionnel pour son époque […]. » 

[Extrait de Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.268]

Description de l’échangeur de Bercy.

« […] L’échangeur construit sur un espace de 7 ha, délimité par le boulevard Poniatowski au nord-ouest, la SNCF au nord-est, la ville de Charenton à l’est et la Seine au sud. L’échangeur de Bercy a deux fonctions : c’est un « ‘échangeur principal’ qui raccorde à l’autoroute A4 la voie express rive droite, longeant le fleuve et une partie du 12e arrondissement. Il a également une fonction de ‘sens giratoire’ » afin « d’assurer les liaisons entre les artères autoroutières et la circulation locale » […]. » 

[Extrait de « L’échangeur routier de Bercy et ses annexes de franchissement du boulevard périphérique », Techniques des travaux, mars-avril 1970, n°3-4, p.109-124 <non consulté> ; et extrait de Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.103]

Déviation d’une partie du quai de Bercy lors de la construction de l’échangeur.

« […] Sa nouvelle assiette a été constituée par emprise sur la Seine […]. » 

[Cité dans Ville de Paris, Nomenclature des voies publiques et privées, 8e édition, août 1972, p.56]

Inauguration du dernier tronçon du boulevard Périphérique par Pierre Messmer, Premier ministre, et ouverture à la circulation de l’ensemble de ses trente-cinq kilomètres.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.266 et 268]

La ZAC Bercy

[À partir de 1980]

Destruction progressive des entrepôts de Bercy pour la construction du ministère de l’Économie et des Finances, du Palais omnisport de Paris-Bercy et l’aménagement du parc de Bercy.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.32]

Installation du musée des Arts forains dans les Pavillons de Bercy, anciens chais Lheureux, sis 53 avenue des Terroirs de France, seuls vestiges des entrepôts avec ceux du cours Saint-Émilion.

[Cité dans Sébastien Maréchal, Le 12e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, Action artistique de la Ville de Paris, 2000, p.44, 97 et 99]

Construction du centre commercial Bercy-2 au pied de léchangeur de Bercy <Renzo Piano, architecte>.

[Cité dans Odile Filon, « Architecture. Shopping centers, les stratégies du GRC. Renzo Piano, pour Charenton. », in Architecture intérieure CREE, n°220, octobre-novembre 1987, p.128]

Mention de vestiges du « Pâté-Pâris » dans la partie Sud-Est des entrepôts, rue Nicolaï.

[Cité dans Alfred Fierro, Vie et histoire du XIIe arrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1988, p.22]

Demande de permis de démolir déposée le 10 août 1990 par Monsieur Delobel, société SCETA, service équipement, ayant pour objet la démolition de bâtiments à usage de bureaux et de locaux industriels sur un terrain sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski et appartenant à la SNCF.

Permis délivré le 28 décembre 1990. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 90 P 0819]

Demande de permis de construire déposée le 10 août 1990 par Monsieur Delobel, société SCETA, ayant pour objet la restructuration d’un ensemble de bâtiments à usage de hall de transit, de locaux d’exploitation, de locaux sociaux, de bureaux et de stationnement, sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski.

Permis délivré le 6 juin 1991. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 90 P 5123]

Mention des bastions 1, 44 et 45, sis à Bercy et boulevard Berthier, comme étant les vestiges les plus importants de l’enceinte de Thiers.

[Cité dans Jean-Louis Cohen et André Lortie, Des fortifs au périf. Paris, les seuils de la ville. Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « Les seuils de la ville, Paris, des fortifs au périf » inaugurée le 23 janvier 1992 au Pavillon de l’Arsenal, Paris, Picard éditeur – Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 1991 ; p.17]

Demande de permis de construire déposée le 11 février 1991 par la SNCF ayant pour objet la création d’un local commercial dans une halle à marchandises non close (SHON créée : 2 664 m²) sise à Paris, 320 rue de Charenton <Guy Cargill, architecte à Paris>.

Permis délivré le 24 septembre 1991. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 91 P 0918]

Demande de permis de construire déposée le 6 avril 1992 par la SNCF ayant pour objet l’aménagement d’un quai de marchandises en entrepôt (962 m²) et en bureaux (130 m²), sis à Paris, 320 rue de Charenton <Demangeon JB SCPA, architecte à Paris>.

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 92 P 2090]

Demande de permis de démolir déposée le 7 juillet 1992 par la SNCF ayant pour objet la démolition de quatre bâtiments à rez-de-chaussée, d’un et de deux étages, et partiellement des trois bâtiments à rez-de-chaussée, sis à Paris, quai de Bercy, l’ensemble situé côté quai représentant une partie des gares « inférieure et supérieure » de la Rapée.

Refus du permis de démolir du 6 novembre 1992. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 92 P 4181]

Demande d’autorisation de travaux déposée le 24 août 1992 par Monsieur Delobel, SCETA SNCF ayant pour objet la création d’un poste de transformation préfabriqué en béton, en limite de propriété sous le périphérique (SHON : 13 m²), sur un terrain sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski et appartenant à la SNCF.

Décision d’opposition par arrêté du 19 novembre 1992. 

Décision de non opposition avec prescriptions par arrêté du 11 décembre 1992. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, DT 075 012 92 P 5407]

Demande de permis de construire déposée le 18 septembre 1992 par la SNCF ayant pour objet le réaménagement d’un bâtiment d’un étage plus mezzanine à usage d’entrepôt et de bureau avec modification des façades (SHON : 842 m², surface totale : 59 395 m²), sis à Paris, 320 rue de Charenton <Project SCP, architectes à Paris>.

Permis délivré le 27 janvier 1993. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 92 P 5816]

Demande de permis de construire déposée le 29 octobre 1992 par Robert Azoulay, Conseil Stratégie Développement, ayant pour objet la construction d’un hôtel de tourisme de sept étages sur entresol (201 chambres) et un niveau partiel de sous-sol (SHON : 4 944 m², surface totale : 606 m², hauteur du projet : 25 m) sur un terrain sis à Paris, 15-25 rue Baron Le Roy, appartenant à SEMAEST, dont le siège est à Paris (12e), 181 avenue Daumesnil <François Dhotel, architecte à Paris>.

Permis délivré le 23 mars 1993. 

Permis transféré du 1er mars 1994. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 4 novembre 1993. 

Accord de conformité du 6 décembre 1995. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 92 V 6602]

Demande de permis modificatif au permis de construire du 23 mars 1993, déposée le 29 octobre 1992 par Robert Azoulay, Conseil Stratégie Développement, ayant pour objet la redistribution d’un hôtel de tourisme de sept étages sur entresol avec extension du sous-sol et modification des façades (SHON : 393 m²) sur un terrain sis à Paris, 15-25 rue Baron Le Roy, appartenant à SEMAEST, dont le siège est à Paris (12e), 181 avenue Daumesnil <François Dhotel, architecte à Paris>.

Refus du permis de construire du 3 septembre 1993. 

Permis délivré le 7 octobre 1993. 

Permis rectifié le 21 février 1994. 

Permis transféré du 1er mars 1994. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 4 novembre 1993. 

Accord de conformité du 6 décembre 1995. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 92 V 6602 M1]

Demande de permis de démolir déposé le 3 mai 1994 par la SNCF SERNAM ayant pour objet la démolition d’un ensemble de bâtiments à RC+mezzanine (repère A B E F G H du plan de masse) à usage de hall d’exploitation et de bureau (SHON à démolir : 11 607 m²) sis à Paris, 320 rue de Charenton.

Permis délivré le 6 juillet 1994. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 94 P 2540]

Demande de permis de démolir déposée le 24 octobre 1994 par Monsieur Delobel, société SCETA, ayant pour objet la démolition partielle du bâtiment à usage de halles de messagerie (SHON à démolir : 4 133 m²) sur un terrain appartenant à la SNCF sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski.

Permis délivré le 10 février 1995. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 94 P 6686]

Demande de permis de construire déposée le 3 mai 1994 par la SNCF SERNAM ayant pour objet la construction d’un bâtiment à R+mezzanine à usage de hall de transit (5 258 m²) et de locaux d’exploitation (909 m²) (SHON : 6 167 m²) sur un terrain sis à Paris, 320 rue de Charenton <Lévêque, Rivière et Dudzik, architectes à Issy-les-Moulineaux>.

Permis de construire délivré le 13 novembre 1995. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 94 P 2541]

Demande de permis modificatif au permis de construire du 6 juin 1991, déposée le 24 octobre 1994 par Monsieur Delobel, société SCETA, ayant pour objet la restructuration d’un ensemble de bâtiments à usage de hall de messagerie avec création de mezzanine, aménagement de locaux sociaux et d’exploitation du rez-de-chaussée du bâtiment central, modification des façades à rez-de-chaussée et des toitures, sur un terrain sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski et appartenant à la SNCF. SHON créée : 516 m² <Lévêque et Rivière, architectes à Boulogne>.

Permis délivré le 19 mai 1995. 

Déclaration d’ouverture de chantier du 7 juillet 1995. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 90 P 5123 M1]

Demande de permis de construire déposée le 3 juin 1994 par Yves Laffoucrière, OPAC de Paris, ayant pour objet la construction d’un bâtiment de 8 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (57 logements), d’ateliers d’artistes (885 m²), de local commun résidentiel (61 m²) et de caves (SHON : 5 480 m², surface totale : 1 044 m², hauteur du projet : 25 m.), sur une propriété sise à Paris, 39-13 rue Baron le Roy et appartenant à SEMAEST, dont le siège est à Paris, 181 avenue Daumesnil <J-Yves Barbier, architecte à Tours>.

Lettre différant la décision du 1er septembre 1994. 

Permis délivré le 30 novembre 1994. 

Déclaration d’ouverture du chantier du 10 mai 1995. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 18 avril 1997 

Accord de conformité du 17 février 1998. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 94 V 3261]

Demande de permis de construire déposée le 28 juin 1994 par Yves Laffoucrière, OPAC de Paris, ayant pour objet la construction d’un bâtiment de 8 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (46 logements), d’ateliers d’artistes (686 m²) et de caves (SHON : 4 525 m², surface totale : 781 m², hauteur du projet : 25 m.), sur une propriété sise à Paris, 31-35 rue Baron le Roy et appartenant à SEMAEST, dont le siège est à Paris, 181 avenue Daumesnil <J-Yves Barbier, architecte à Tours>.

Lettre différant la décision du 6 octobre 1994. 

Permis délivré le 30 novembre 1994. 

Déclaration d’ouverture du chantier du 10 mai 1995. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 30 janvier 1997 

Accord de conformité du 18 février 1998. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 94 V 3916]

Demande de permis modificatif au permis de construire du 30 novembre 1994, déposée le 6 septembre 1996 par M. Laffoucrière, OPAC de Paris, ayant pour objet la réduction de l’emprise de deux loggias au 8e étage pour l’agrandissement de deux logements, la suppression de la loge de gardien au 1er étage et la modification partielle de la façade Sud et du pignon Ouest (SHON créée : 4 455 m² au lieu de 4 525 m²), sur une propriété sise à Paris, 27-37 rue Baron le Roy et appartenant à SEMAEST, dont le siège est à Paris, 181 avenue Daumesnil <J-Y Barbier, architecte à Tours>.

Permis délivré le 7 janvier 1997. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 30 janvier 1997 

Permis rectifié le 5 février 1997. 

Accord de conformité du 18 février 1998. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 94 V 3916 M1]

Construction de l’immeuble « Lumière », 40, avenue des Terroirs de France, pour le groupe Tishman Speyer <Henri de la Fonta, architecte>.

« […] Ex-Bercy-Expo, Centre d’Affaire Permanent du Vin et de l’Agroalimentaire […]. 

À l’origine ce bâtiment était dédié aux commerces type artisans, vendeurs de fruits et légumes, bouchers. L’idée était de reproduire dans un format type supermarché une grande halle moderne. 

Le concept original de halle moderne n’a malheureusement pas suscité le succès escompté. 

Très rapidement, dans un contexte de crise, la vacance et le faible niveau des loyers – exploitation en perte – ont incité les propriétaires à reconfigurer ce bâtiment en bureaux. Cette reconfiguration impliquait d’énormes efforts sur la structure et l’ajourement de nombreux espaces pour être conforme au code du travail. 

Mais comment faire avec un bâtiment aussi large – 80 m – pour libérer de la lumière ? 

Confiée à l’architecte Henri de la Fonta, la reconfiguration prévoyait : 

– une surface totale de 260 000 m² ; 

– 8 niveaux en superstructure ; 

Le projet redessiné par l’architecte s’articule par l’association de 4 entités autonomes : 

– en infrastructure : 

– 1 entité comportant 1 750 places de stationnement sur 3 sous-sols ; 

– 1 entité comportant 54 000 m² d’entrepôt sur 2 niveaux de sous-sol ; 

– en superstructure : 

– 1 entité comportant 1 bâtiment R+7 où se situe Bercy Expo (120 000 m²) ; 

– 1 entité avec deux immeubles R+7 de bureaux ; 

L’immeuble de bureaux se distingue tant par la qualité de son design que par ses dimensions exceptionnelles : 350 m de longueur et 80 m de large. Il se compose de deux ailes, reliées par un atrium central de 52 000 m3, prolongées par deux immeubles indépendants à chaque extrémité. D’une longueur de façade de 360 m, il offre 100 000 m² de bureaux sur huit niveaux pour une superficie totale de 260 000 m², ainsi que 1 735 places de stationnement. 

Le soin apporté au cladding et les jeux de lumières nocturnes sur la façade, générés par des LED, en font un bâtiment particulièrement remarquable. Les travaux ont nécessité pas moins de 10 grues. À cette contrainte il faut rajouter le fait que l’ensemble fut reconfiguré en site occupé, dans un calendrier très court. 

Les investisseurs ont eu la chance – dans un contexte de marché locatif très tendu – que le Crédit Lyonnais, suite à l’incendie de leur siège social, cherche autant de surfaces de bureaux. Mais pour pouvoir loger ses salariés, les travaux devaient se terminer seulement 6 mois après accord avec le Crédit Lyonnais. Le pari fut tenu !! 

Ce fut le plus gros chantier tertiaire du groupe Dumez après celui du Ministère des Finances à Bercy. 

D’ailleurs, Lumière reste le plus important complexe tertiaire privé de France. 

Coût de l’opération : 146,6 M€ Frs […]. » 

[Extrait de http://www.pss-archi.eu/immeubles/FR-75056-2516.html]

Demande de permis de construire déposée le 21 avril 1997 par la SNCF ayant pour objet l’extension d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage d’entrepôt (SHON créée : 390 m², surface totale : 59 395 m²) sis à Paris, 320 rue de Charenton <Luc E. Dirand, architecte à Paris>.

Permis délivré le 4 décembre 1997. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 97 P 2486]

Demande de permis de construire déposée le 10 novembre 1998 par Monsieur Delobel, GEODIS Immobilier, ayant pour objet l’extension à rez-de-chaussée de locaux à usage de halle de messagerie (SHON créée : 1028 m², Superficie totale : 134 078 m², hauteur du projet : 6 m), sur un terrain sis à Paris, 20 boulevard Poniatowski et appartenant à Espace ferroviaire, 1 place Valhuret à Paris (13e) <Cabinet Lévêque Rivière Dudzik, architectes à Issy-les-Moulineaux>.

Permis délivré le 10 mars 1999. 

Déclaration d’achèvement des travaux du 25 novembre 1999. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 98 P 7826]

Demande d’autorisation de travaux déposée le 30 juillet 1999 par Thierry Sarrat, société SFR, ayant pour objet la pose de quatre mâts et de six baies de radiotéléphonie en toiture d’une propriété sise 17-25 rue Baron Le Roy à Paris (12e) et appartenant à SHR Balbercy.

Autorisation du 24 août 1999. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, DT 075 012 99 V 3253]

Demande de permis de construire déposée le 7 juillet 2000 par SNCF Paris Sud-Est ayant pour objet la construction d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage d’atelier de maintenance avec création d’une mezzanine dans le volume (SHON créée : 5 150 m², hauteur du projet : 15 m), sur un terrain appartenant à l’État, sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <Bertrand Ahier, architecte à Paris>.

Permis délivré le 29 décembre 2000. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 00 P 0044]

Demande de permis de construire déposée le 21 juillet 2000 par SNCF Paris Sud-Est ayant pour objet la construction de deux bâtiments à rez-de-chaussée et d’un étage à usage de locaux d’entretien TGV et de locaux techniques (SHON créée : 437 m², surface totale : 133 289 m², hauteur du projet : 8 m), sur un terrain appartenant à l’État, sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <Bertrand Ahier, architecte à Paris>.

Permis délivré le 14 décembre 2000. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 00 P 0047]

Demande d’autorisation de travaux déposée le 19 octobre 2000 par Jean-Paul Penot, Télécom Développement, ayant pour objet l’implantation d’un mocal technique de télécommunication (SHON créée : 17 m²), sur un terrain appartenant à la SNCF (Paris Sud-Est Est) sis à Paris, 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8 rue Proudhon.

Autorisation de travaux du 20 décembre 2000. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, DT 075 012 00 V 0253]

Demande d’autorisation de travaux déposée le 8 décembre 2000 par Éric Gaillet, SNC Balbercy, ayant pour objet la fermeture d’une trémie à rez-de-chaussée (SHON créée : 10 m²) d’un bâtiment à usage d’hôtel de tourisme sis à Paris, 17P1 rue Baron le Roy appartenant à Robert Azoulay, domicilié 35 avenue Foch à Paris.

Autorisation du 12 février 2001 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, DT 075 012 00 V 0286]

Demande de permis de construire déposée le 21 juillet 2000 par la SNCF, direction régionale Paris Sud-Est ayant pour objet la construction d’un local à rez-de-chaussée à usage de poste de surveillance (SHON créée : 24 m²) sur un terrain sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <M. Chryssicopoulos, architecte à Paris>.

Permis délivré le 14 septembre 2001. 

Déclaration d’achèvement de travaux du 22 avril 2003. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 01 P 0038]

Demande de permis de construire déposée le 30 décembre 2002 par la SNCF ayant pour objet la construction d’un bâtiment d’un étage, à usage de vestiaires et de sanitaires pour le personnel (SHON créée : 146 m², surface totale : 59 395 m², hauteur du projet : 8 m) sur un terrain sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <Bertrand Ahier, architecte à Paris>. Permis délivré le 3 avril 2003. [Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 02 P 0043]

Demande d’autorisation de travaux déposée le 5 mai 2003 par la Ville de Paris (direction du patrimoine et de l’architecture) ayant pour objet le réaménagement intérieur avec remplacement des menuiseries et ravalement des façades d’un centre sportif sis à Paris, 4 place du Cardinal Lavigerie, 1-7 rue Ferdinand de Béhagle, 68 boulevard Poniatowski et 13X route des Fortifications.

Autorisation de travaux du 30 juin 2003. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, DT 075 012 03 V 0132]

Demande de permis de démolir déposée le 19 juin 2003 par la SNCF (région de Paris Sud-Est) ayant pour objet la démolition d’un bâtiment d’un étage, à usage de bureau ((SHON à démolir : 2 793 m²), sur un terrain sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon.

Permis délivré le 5 septembre 2003. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 03 P 0014]

Demande de permis de démolir déposée le 16 février 2004 par la SNCF (direction régionale de Paris Sud-Est) ayant pour objet la démolition d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage d’entrepôt (SHON à démolir : 4 200 m²) sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon.

Permis délivré le 1er juin 2004. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 04 P 0009]

Demande de permis de construire déposée le 24 février 2004 par la SNCF (direction du fret) ayant pour objet l’extension de la halle « Gabriel Lamé » à rez-de-chaussée, à usage d’entrepôts commerciaux (SHON créée : 2 900 m²), sise à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <François Bonnefille, SNCF direction de l’ingénierie, architecte à Paris>.

Permis délivré le 21 décembre 2004. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 04 P 0007]

Demande de permis de construire déposée le 13 mai 2004 par la Ville de Paris (direction de la jeunesse et des sports), ayant pour objet la construction de deux bâtiments à rez-de-chaussée à usage de vestiaires pour le centre sportif Léo Lagrange (SHON créée : 202 m², Surface totale : 40 836 m², Hauteur du projet : 3 m), sis à Paris, 4 place du Cardinal Lavigerie, 1-7 rue Ferdinand de Béhagle, 68 boulevard Poniatowski et 13 route des Fortifications <Cabinet AsA Franic et Garcin, architectes à Paris>.

Permis délivré le 18 novembre 2004. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 04 V 0016]

Demande de permis de démolir déposée le 6 juillet 2004 par la SNCF (pôle AMO PSE) ayant pour objet la démolition de planchers à rez-de-chaussée et premier étage d’un bâtiment, à usage de bureaux (SHON à démolir : 1 157 m²) sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon <M. Duthilleul, architecte à Paris>.

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 04 P 0030]

Demande de permis de démolir déposée le 19 juillet 2004 par la SNCF (direction de Paris Sud-Est) ayant pour objet la démolition d’un ensemble de bâtiments à rez-de-chaussée à usage d’équipement (SHON à démolir : 185 m²) sis à Paris 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-326 rue de Charenton, 1-19 rue Coriolis, 2 rue Nicolaï, 5-11 boulevard Poniatowski et 8X rue Proudhon.

Permis délivré le 25 novembre 2004. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 012 04 P 0034]

Demande de permis de construire déposée le 6 août 2007 par Robert Azoulay, SARL Balbercy, ayant pour objet la création d’une terrasse en toiture en vue de l’installation de groupes de climatisation sur une propriété sise 17-25 rue Baron Le Roy à Paris (12e) <Cabinet Caroline Azoulay, architecte à Paris>.

Permis délivré le 25 janvier 2008. 

Achèvement et conformité des travaux du 29 octobre 2008. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 07 V 0051]

Demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2007 par Hubert Lhoir, société GNVERT, ayant pour objet la création d’un local technique à rez-de-chaussée (SHON créée : 29 m²) sur une propriété sise à Paris, 2 rue Nicolaï, 5-7 boulevard Poniatowski, 6 rue Proudhon, 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-324 rue de Charenton et 1-9 rue Coriolis.

Autorisation du 17 avril 2008. 

Déclaration d’ouverture de chantier du 22 août 2008. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 07 V 1011]

Demande de permis de construire déposée le 6 août 2007 par Robert Azoulay, SARL Balbercy, ayant pour objet la création d’une terrasse en toiture en vue de l’installation de groupes de climatisation sur une propriété sise 17-25 rue Baron Le Roy à Paris (12e) <Cabinet Caroline Azoulay, architecte à Paris>.

Permis délivré le 25 janvier 2008. 

Achèvement et conformité des travaux du 29 octobre 2008. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 07 V 0051]

Demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2007 par Hubert Lhoir, société GNVERT, ayant pour objet la création d’un local technique à rez-de-chaussée (SHON créée : 29 m²) sur une propriété sise à Paris, 2 rue Nicolaï, 5-7 boulevard Poniatowski, 6 rue Proudhon, 51-81 et 86 rue Baron le Roy, 318-324 rue de Charenton et 1-9 rue Coriolis.

Autorisation du 17 avril 2008. 

Déclaration d’ouverture de chantier du 22 août 2008. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 012 07 V 1011]

Demande de permis de construire déposée le 18 mai 2009 par la RATP (DAT-ADT75), ayant pour objet la création d’un poste de redressement à rez-de-chaussée, sous l’emprise du nouveau trottoir créé dans le prolongement de l’élargissement du Pont National, en vue de l’extension du tramway T3 et en l’abattage de quatre arbres.

Autorisation avec prescriptions du 30 juillet 2009. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 09 P 0024]

Demande de permis de construire déposée le 6 décembre 2010 par la Ville de Paris (direction de la jeunesse et des sports), ayant pour objet la reconstruction de la tribune du stade et de sa toiture après démolition partielle et aménagement de talus végétalisés, sur une propriété sise à Paris, 68 boulevard Poniatowski, 1-11 et 21 route des Fortifications, 4 place du Cardinal Lavigerie et 1-7 rue Ferdinand de Béhagle <André Norbert Lévêque, architecte à Issy-les-Moulineaux>.

Autorisation avec prescriptions du 23 août 2008. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 10 V 0045]

Demande de permis de démolir déposée le 24 janvier 2011 par la Ville de Paris (direction de la jeunesse et des sports) ayant pour objet la démolition totale de la tribune du stade Léo Lagrange, sis à Paris, 68 boulevard Poniatowski, 1-11 et 21 route des Fortifications, 4 place du Cardinal Lavigerie et 1-7 rue Ferdinand de Béhagle.

Autorisation du 5 avril 2011. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 112 11 V 0001]

Demande de permis de construire déposée le 17 juin 2011 par la SNCF (direction de l’infrastructure) ayant pour objet la construction d’un bâtiment à rez-de-chaussée sur sous-sol partiel, côté voie ferrée, à usage de local technique pour le centre d’auguillage de la gare de Lyon, avec toiture-terrasse végétalisée (SHON créée : 167 m²) <Nathalie Giroud Formentini, architecte à Paris>.

Autorisation avec prescriptions du 26 octobre 2011. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 11 P 0028]

Demande de permis de construire déposée le 20 mai 2011 par Pierre Bonnemore, société EFIDIS, ayant pour objet la construction d’un bâtiment de 6 étages sur rue et voie ferrée à destination de centre d’hébergement social (89 logements créés) avec pose de 70 m² de panneaux solaires (SHON créée : 2 519 m², Surface totale : 600 m²) sur un terrain sis à Paris, 2 rue Nicolaï, 5-7 boulevard Poniatowski, 6 rue Proudhon, 86 rue Baron le Roy, 318-324 rue de Charenton et 1-9 rue Coriolis <Cabinet MNP Vacher Architectes et associés à Courbevoie>.

Autorisation avec prescriptions du 3 janvier 2012. 

Déclaration d’ouverture de chantier du 10 janvier 2013. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 11 V 0015]

Demande de permis de construire déposée le 29 février 2012 par la SNCF ayant pour objet la construction de deux bâtiments techniques pour la maintenance des trains, à rez-de-chaussée entre voies ferrées (SHON créée : 183 m², surface totale : 48 190 m²), sur un terrain sis à Paris, 320 rue de Charenton.

Autorisation avec prescriptions du 23 avril 2012. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 12 P 0007]

Demande de permis de démolir déposée le 16 avril 2012 par la SNCF ayant pour objet la démolition d’un bâtiment sis 65 rue Baron Le Roy à Paris (12e).

Consultation des services (Mairie d’arrondissement et Commission du Vieux Paris) en date du 25 avril 2012.

Attente de l’avis des services, proposition d’avais favorable. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 112 12 P 0002]

Demande de permis de démolir déposée le 2 mai 2013 par la SNCF ayant pour objet la démolition partielle de l’abri de brigade Poniatowski, sis à Paris, 320 rue de Charenton.

Autorisation avec prescriptions du 2 août 2013. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PD 075 112 13 P 0005]

Demande de permis de construire déposée le 2 août 2013 par Jean-Marc Sicard, SAS CRH Île-de-France distribution, ayant pour objet la construction de deux bâtiments modulaires à usage de commerce et entrepôts sur des terrains sis à Paris 18-34 boulevard Poniatowski, 15-17 rue Escoffier et 8-12 rue du Général de Langle de Cary et appartenant à la Société nationale d’espaces ferroviaires, domiciliée 5 avenue Percier à Paris (8e) <Jean-Pierre Neyvoz, architecte à Montreuil>.

Autorisation avec prescription du 24 janvier 2014. 

[Ville de Paris, Service de la topographie et de la documentation foncière, PC 075 112 13 V 0019]